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La vitalité culturelle d’une communauté francophone en situation minoritaire dépend en grande partie de ses organismes culturels. Nous nous devons de reconnaître et d’appuyer ces organismes sans lesquels les francophones sont menacés d’assimilation à plus ou moins long terme. Nous aurons le plaisir de vous en présenter quelques-uns au cours de cette chronique. 

Cliquez sur un logo pour accéder à la page de présentation de cet organisme.

SAISON 1

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Club Toastmasters Francs-Parleurs

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ÉVELINE BÉRIAULT, vice-présidente à l'éducation

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JEANNETTE MATJEI, coordonnatrice du CRÉE

BRIGITTE L’HEUREUX, directrice générale de la FPFM

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La Maison des artistes visuels francophones (La Maison)

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LOU-ANNE BOURDEAU, directrice adjointe à La Maison

LISA DÉSILETS, présidente du conseil d'administration

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La Liberté

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SOPHIE GAULIN, directrice générale et rédactrice en chef

MARC MARION, président du CA de Presse-Ouest

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Le Conseil jeunesse provincial

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DERREK BENTLEY, directeur général

ÉMILIE MORIER-ROY, présidente du CA du CJP

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Le 100 NONS

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ERIC BURKE, directeur général du 100 NONS

ÉDOUARD LAMONTAGNE, président du CA du 100 NONS

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Théâtre Cercle Molière

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GENEVIÈVE PELLETIER, directrice artistique et générale

RAÏSSA BADO, présidente du CA

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Centre Culturel Franco-Manitobain

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GINETTE LAVACK, directrice générale du CCFM

MICHELLE GERVAIS, présidente du CA

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Société de la francophonie manitobaine

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DANIEL BOUCHER, directeur général de la SFM

ANGELA CASSIE, présidente du CA

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Réseau en Immigration Francophone du Manitoba

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SALWA MEDDRI, gestionnaire du RIF MB

AILEEN CLARK, membre du comité directeur

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Francofonds

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MADELEINE ARBEZ, directrice générale

DIANE LECLERCQ, présidente du CA

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Santé en français

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ANNIE BÉDARD, directrice générale

DIANE POIRON-TOUPIN, présidente du CA

SAISON 2

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CHANTAL YOUNG, directrice générale

GEORGETTE DUPUIS, présidente du CA 

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La Fédération des aînés de la francophonie manitobaine

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LUCIENNE CHÂTEAUNEUF, directrice générale

SUZANNE KENNELLY, présidente du CA

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Conseil de développement économique
des municipalités bilingues du Manitoba

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MADELEINE ARBEZ, directrice générale 

GAB-RIEL « PIT » TURENNE, président du CA

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Festival du Voyageur

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BREANNE LAVALLÉE-HECKERT, directrice générale

YANNICK FRÉCHETTE, président du conseil d'administration

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Éducatrices et éducateurs francophones du Manitoba

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MONA-ÉLISE SÉVIGNY, présidente

BRAHIM OULD BABA, chef de département à la MTS

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Pluri-elles

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PAULINE AMBEC, directrice générale

DANIELLE BÉRARD, présidente du CA

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Société historique de Saint-Boniface

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ÉMILIE PIGEON, directrice générale de la SHSB

NICOLE ST-ONGE, présidente du CA de la SHSB

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Association des municipalités bilingues du Manitoba

ENTREVUE AVEC JUSTIN JOHNSON, chef de direction de l'AMBM

Union nationale métisse Saint-Joseph du Manitoba

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ENTREVUE AVEC RICHARD TURENNE, directeur général de l’UNMSJM

ENTREVUE AVEC CRYSTAL DESROSIERS, présidente du CA

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Cinémental

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ENTREVUE AVEC HENRI DUPUIS, président du CA de Cinémental

ENTREVUE AVEC MARC-FRANÇOIS TREMBLAY, vice-président du CA

Club Toastmasters Francs-Parleurs

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ENTREVUE AVEC ÉVELINE BÉRIAULT, vice-présidente à l'éducation

Apprendre à s’exprimer en public
 

Mes parents qui ont élevé leur famille à Sainte-Anne, au Manitoba, désiraient une meilleure éducation pour leurs enfants que celle qu’ils  avaient eux-mêmes reçue. Ils voulaient offrir à leur progéniture une bonne qualité de vie et l’accès à de bons emplois. Pour cela, ils ont commencé des Clubs 4-H à Sainte-Anne (club de jardinage, club de couture, club de patates). J’ai donc fait partie de ces clubs où l’on faisait des discours et préparait des démonstrations sur divers sujets, et ma mère nous encourageait non seulement à participer, mais à assumer des responsabilités dans le club (président, secrétaire, trésorier, etc.). 

Toastmasters International
 

Lorsque la compagnie pour laquelle je travaillais à une certaine époque a formé un club de Toastmasters, j’ai appris qu’on y faisait des discours et que l’art oratoire y était important. J’ai commencé à assister à des rencontres et j’ai fini par y adhérer en 1991. 

Toastmasters International est une organisation éducative à but non lucratif qui enseigne les compétences d’art oratoire et de leadership à travers un réseau mondial de clubs. Basée à Englewood, au Colorado, l'organisation compte plus de 300 000 membres dans plus de 15 800 clubs dans 149 pays. Depuis 1924, Toastmasters International a aidé des personnes de divers horizons à devenir des orateurs, des communicateurs et des leaders plus assurés.

– tiré du site Web de Toastmasters

Frank's Parlor
 

Puis, j’ai commencé à entendre parler d’un club Toastmasters bilingue à Winnipeg, nommé « Frank’s Parlor ». J’étais intriguée. Curieuse de savoir quelle sorte de club pouvait bien être ce « Frank’s Parlor », je me suis renseignée. J’ai bien ri quand j’ai compris que le nom de cet unique club bilingue anglais-français, le seul club de la province où il y avait du français, était en fait « Francs-Parleurs ». 

C’est ainsi que j’ai commencé. J’ai trouvé où avaient lieu les rencontres, au centre culturel franco-manitobain à 17 h 30, le mercredi soir. La journée où j’ai payé ma cotisation aux Francs-Parleurs, en 1994, la trésorière a annoncé qu’elle ne pouvait plus continuer son mandat et m’a proposé de la remplacer. Et c’est ainsi que je suis devenue membre et 10 minutes plus tard, dirigeante du club à titre de trésorière. 

Aujourd’hui, j’assiste aux rencontres du district et je me mêle aux autres clubs, et personne n’ose plus appeler notre club « Frank’s Parlor », les gens savent dire « Francs-Parleurs » et savent aussi dire « Bériault ».

Les avantages
 

Peu après mon premier poste au gouvernement fédéral, un poste intérimaire, j’ai passé les examens et obtenu la désignation bilingue qui s’accompagnait d’un petit bonus et me permettait de parler avec des gens du Québec et de l’Ontario au sujet d’Agriculture Canada. 

Mon attitude en participant aux rencontres des Toastmasters est poussée par un désir de vouloir constamment m’améliorer, et ce, dans les deux langues officielles du Canada. 

Jusqu’à présent, plusieurs de nos membres sont des anglophones qui désirent améliorer leur français. Parfois ce sont des gens qui sont récemment établis au Manitoba et ne connaissent pas de francophones ou encore, des gens qui ont appris le français à l'école et cherchent des occasions de le pratiquer. D'autres sont comme moi, des francophones qui travaillent en anglais et tiennent à garder leur langue maternelle.

Dans tous les cas, c'est un excellent moyen d’améliorer ses talents de communicateur/communicatrice et de parfaire sa maîtrise de l'anglais et du français.

TÉMOIGNAGES 

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Ça te conditionne que tu ne vas pas en mourir si tu te lèves pour parler devant un groupe.

- Janine Tougas

Quelle aubaine de pouvoir travailler mon anglais tout en continuant à pratiquer mon français! 

- Nicolas Joffroy

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J'étais très timide! J'avais peur de parler en public. Le club Francs-Parleurs m'a changé. 

- Lucien Loh

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Ce club bilingue a été une excellente occasion d'améliorer mon français de base et de perfectionner mes compétences en communication en anglais. 

- Rob Duncan

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lorsque j’allais voir ma mère à la Villa Youville, j’avais de la difficulté à m’exprimer en français.

- Éveline Bériault

QUELQUES RENSEIGNEMENTS

  • La charte du club Francs-Parleurs a été signée en décembre 1989. À cette époque, le club comptait les membres suivants : Anita Prescott, Monique Mulaire, Guy Jourdain, Janine Tougas, Denis Marcoux, Denis Hamel, Jack Gillespie, Hélène Bulger, Raymond Lafond et plusieurs autres parmi lesquels se trouvent les membres fondateurs.¹

  • Afin d’identifier les clubs, Toastmasters International assigne un numéro à chaque club. Celui du Club Toastmasters Francs-Parleurs est 3366.

  • Une réunion selon les règles de Toastmasters International, comprend :

       - des improvisations,

       - un discours préparé,

       - des évaluations,

       - un chronométrage pour s’assurer de respecter le temps.

  • Les coordonnées du Club Toastmasters Francs-Parleurs :

       - site Web : https://3366.toastmastersclubs.org/

       - page Facebook : https://www.facebook.com/FrancsParleurs

       - courriel : contact-3366@toastmastersclubs.org

¹ En raison de la pandémie, nous n’avons pas accès aux archives. La liste exhaustive des membres fondateurs sera complétée plus tard.

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Centre de ressources éducatives à l'enfance (CRÉE)

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ENTREVUE AVEC JEANNETTE MATJEI, coordonnatrice du CRÉE

Mon arrivée au CRÉE

Peu après mon inscription au cours d’aide-bibliothécaire en ligne du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick, j’ai vu qu’il y avait  un poste d’agent, services aux membres, à pourvoir au CRÉE. C’était un poste idéal pour moi : il allait me permettre d’intégrer la pratique à mes cours, et de continuer à travailler auprès de la jeune enfance, ce que je faisais auparavant. 

Je suis donc arrivée au CRÉE en 2015. J’y accueillais les parents, j’aidais la coordonnatrice avec certaines tâches comme le rangement de livres, la création d’activités pour les enfants, l’identification et le catalogage des nouvelles ressources, etc. Lorsque la coordonnatrice a quitté son poste, un an plus tard, je l’ai remplacée. Je suis maintenant responsable des tâches que je faisais auparavant en plus du système d’emprunt et de retour des ressources des abonnés, et je renseigne les parents sur les services et les ressources qui leur sont offerts. 
 

Le choix des ressources

J’ai un droit de regard sur les acquisitions, mais un parent peut aussi nous faire des suggestions. Par contre, je peux décider qu’une ressource n’est pas appropriée, soit qu’elle ne corresponde pas à la tranche d’âge de notre clientèle, soit que le langage n’est pas de bon ton. Même certaines images peuvent ne pas être conformes… la capacité d’évaluer une ressource, ça vient avec le temps, avec l’expérience. 
 

Le CRÉE, c’est un réseau de 17 centres, lesquels…

  • rassemblent plus de 15 000 ressources en français : livres, jeux, jouets, DVD et CD;

  • agissent à titre de bibliothèques pour les membres de la FPFM;

  • offrent des espaces de jeux et une multitude d’activités en famille;

  • s’adressent aux enfants de 0 à 12 ans et à leurs parents ou tuteurs;

  • visent à promouvoir la langue et la culture francophone.

– tiré du site de la FPFM

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ENTREVUE AVEC BRIGITTE L’HEUREUX, directrice générale de la FPFM

Quelle est la place du CRÉE à la FPFM?

Essentiellement, le CRÉE, c’est la bibliothèque de la FPFM, là où les parents viennent emprunter des documents. On y trouve aussi un espace de jeu où les parents peuvent venir passer du temps avec leurs enfants, tout en sélectionnant des ressources. Mais à l’intérieur de ce centre de ressources, on offre des activités et des programmes, dont certains sont des programmes officiels de la Fédération des parents et d’autres sont des activités ad hoc, comme du bricolage, que l’on prépare pour soutenir l’intérêt des parents et leur offrir des activités à faire en français.  

Bonjour Bébé
Bébé en santé
Prêt à grandir
ABC... Viens t'amuser
Petits chefs
Bouger avec bébé

Bouger en famille
Petits Picassos

Éveil à l’écrit

Jouer en français

La fanfare
Petits scientifiques

Toi, moi et la mère l’Oie

Petit philosophe

Les Mini-franco-fun

Voyage autour du monde

Voir, savoir et faire

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La FPFM offre aux enfants de 0 à 12 ans toute une gamme d’ateliers amusants et éducatifs pour développer leurs connaissances, leurs capacités physiques et leur autonomie :

D’utilisatrice à… directrice

J’ai travaillé à titre de bibliotechnicienne, dont c’est ma formation, à la bibliothèque de l’Université de Saint-Boniface durant 15 ans. J’ai commencé à utiliser les services du CRÉE pour ma famille naissante, puis je me suis impliquée au CA où j’ai fait deux mandats à titre de conseillère, vice-présidente, puis présidente. Un an plus tard, lorsque le poste de direction générale fut de nouveau à pourvoir, comme je connaissais les dossiers, c’était une belle occasion pour moi de développer de nouvelles compétences et d’acquérir de nouvelles connaissances. Je suis donc devenue directrice générale de la FPFM en août 2017.
 

Peut-on utiliser les services si l'on est anglophone?

Le mandat de la FPFM est d’être porte-parole des parents et de la petite enfance francophone au Manitoba. On ne diffuse pas nos services dans les réseaux anglophones et nos premiers clients sont les parents ayants droit francophones, mais on accepte aussi des parents qui veulent vraiment que leurs enfants apprennent le français et participent à la programmation. On ne questionne pas le parent qui vient s’inscrire comme membre à la FPFM. Nous recevons beaucoup de couples plurilingues ou exogames (où un des parents parle une autre langue que le français) et nous essayons d’appuyer ces familles de la même manière que les autres. 
 

Avez-vous des programmes spécifiques pour l’apprentissage du français? 

Oui, nous avons une agente d’intégration à la francisation parmi notre équipe qui travaille actuellement avec des parents anglophones, mais qui bien entendu, peut travailler aussi avec des parents qui possèdent une autre langue. Ce programme a commencé depuis seulement deux ans, en pleine pandémie. Nous avons procédé à une grande consultation, il y a environ un an et demi, auprès des parents anglophones des couples exogames pour sonder leurs besoins et savoir ce que la FPFM pouvait leur offrir comme outils afin de les appuyer dans leur rôle d’accompagnateur au sein de l’éducation francophone de leurs enfants. 

Pour les nouveaux arrivants, nous avons un partenariat avec l’Accueil francophone où toute famille qui vient s’établir au Manitoba et qui utilise leurs services reçoit un abonnement gratuit à la FPFM, un certificat. Même si le coût pour devenir membre est relativement bas (25 $ par année pour l’accès à tous les services), nous ne voulons pas qu’il y ait le moindre obstacle auprès des nouveaux arrivants.

Y a-t-il de la formation offerte aux parents?

Une fois par année, nous avons une conférence des parents où il y a des ateliers sur divers sujets pour les parents. Cette année, nous aurons également une dizaine d’ateliers (sur Zoom) en soirée d’ici la fin juin. Le but de la FPFM est de pouvoir rejoindre le parent tout au long du cheminement éducatif de son enfant, pas seulement durant la petite enfance, mais également durant la période de l’adolescence.  

  

Prochains ateliers les jeudis de 18 h à 19 h 30
10 mars 2022 : Le stress sans détresse.  Pour la réussite scolaire de nos enfants
17 mars 2022 : Le milieu scolaire, plaque tournante d'intégration et d'inclusion
24 mars 2022 : L'importance de l'activité physique chez les enfants
14 avril 2022 : Comment communiquer efficacement avec son enfant?
28 avril 2022 : Qu'est-ce qu'on mange pour souper?

TÉMOIGNAGES 

[...] j’éprouve aussi un grand plaisir à jouer avec les enfants, à faire des activités avec eux [...]

- Jeannette Matjei

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Pour moi, le CRÉE c’est… la francophonie, l’enfance, le bonheur, un endroit sécuritaire, accueillant et chaleureux.

- Stéphanie Gérardy

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[...] c’est vraiment un lieu accueillant où je me suis toujours sentie comme chez moi [...]

- Sophie Freynet-Agossa

[...] avoir accès à des activités et à des ressources en français, surtout pour la petite enfance, c’était quelque chose qui me tenait à cœur [...]

- Brigitte L'Heureux

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Les favoris des jeunes : jeux de société, jouets, films, amis, costumes, etc.

- Emmanuel, Marie-Rose et Mathéo

QUELQUES RENSEIGNEMENTS

  • L’ouverture officielle du CRÉE a eu lieu le 11 décembre 1990.

  • Les coordonnées de la FPFM :

- site Web : https://www.lafpfm.ca/
- page Facebook : https://www.facebook.com/parentsmb
- courriel : info@lafpfm.ca

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La Maison des artistes visuels francophones
(La Maison)

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ENTREVUE AVEC LOU-ANNE BOURDEAU, directrice adjointe à La Maison

Mon arrivée à La Maison

J’ai une formation en textile de la Maison des métiers d’art de Québec et j’ai emménagé au Manitoba durant la rédaction de mon mémoire de maîtrise en histoire de l’art à l’Université Laval, à Québec. J’ai commencé à offrir mes services de rédaction et de traduction à La Maison et, lors d’une assemblée générale, j’ai accepté un poste au conseil d’administration. Après un an, j’ai été engagée à titre contractuel et j’ai fini par cumuler tellement de tâches que je suis devenue directrice adjointe. J’ai créé mon poste en quelque sorte. 

Avec la directrice, Astrid Alexandra Keim (Alex), nous nous partageons les tâches de publicité, de diffusion sur les réseaux sociaux, d’organisation des expositions, de préparation des demandes de subventions, et toutes les autres tâches administratives. 

Ce que j’aime le plus dans mon travail

Ce que j'aime le plus dans mon travail à La Maison, c’est de faire plusieurs tâches différentes. C’est aussi une occasion d’apprentissage incroyable de travailler avec Alex et de profiter de sa grande expérience. Ensemble, nous formons une super bonne équipe. J’aime travailler comme commissaire, et tout le côté technique des expositions. 

Les expositions

Il y a deux types d’expositions, à La Maison : dans la galerie contemporaine, la plus grande salle, ont lieu entre cinq et six expositions dites « professionnelles » par année. Les exposants répondent à des appels de dossiers lancés deux ans à l’avance et soumettent leur projet qui sera examiné par un comité de pairs composé d’environ cinq artistes ou « travailleurs culturels ». Un des critères est de pouvoir communiquer en français. Ces expositions, qui nécessitent une organisation assez complexe, requièrent des subventions du Conseil des arts du Canada et du Manitoba ainsi que de la Ville de Winnipeg.

Dans le Studio, on reçoit entre 12 et 15 projets par année, ce sont les expositions dites « communautaires » et elles sont généralement programmées six mois à l’avance. Le budget de fonctionnement pour ces expositions provient de Patrimoine Canada et du Conseil des arts du Canada. Notre but est d’encourager le plus grand nombre d’artistes possible, et nous leur offrons l’espace et des services gratuits : publicité, vernissage, soutien professionnel pour l’accrochage, soutien technique… Il s’agit souvent d’une première expérience pour un artiste de la relève, une occasion pour des personnes qui ne sont pas nécessairement des « artistes », mais qui ont envie de montrer leurs œuvres.

L’adhésion

 

Les membres soutiennent financièrement La Maison. Les avantages de cette adhésion sont :

  • l’accès à une page sur notre site Web. Les artistes qui n’ont pas les capacités financières ou les connaissances techniques pour gérer leur propre site Web ont ainsi un espace où montrer leurs œuvres en ligne;

  • des ateliers gratuits. Selon la programmation, les artistes sont invités à offrir un atelier ou une causerie pour présenter leur travail;

  • un rabais au bar et divers autres avantages.

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ENTREVUE AVEC LISA DÉSILETS, présidente du conseil d'administration

Mon arrivée à la tête du CA

J’occupe des postes administratifs dans le domaine des arts depuis près de 40 ans et j’ai été directrice de la programmation en arts visuels au CCFM de 1986 à 1992. La Maison m’a un jour invitée à coordonner une exposition… puis à faire partie du CA… puis à en devenir présidente. Je n’ai jamais dit non. 

Une mission qui évolue

Le but initial de La Maison était d’être le porte-parole des artistes visuels qui œuvraient dans la francophonie manitobaine et qui ne se sentaient pas très bien représentés. En 2000, il y a eu des compressions budgétaires et la programmation du CCFM a diminué. Par exemple, après mon départ du poste de coordonnatrice des expositions du CCFM, le nombre d’expositions annuelles est passé d’une trentaine à moins d'une douzaine. Donc, les artistes franco-manitobains se sont regroupés pour pouvoir gérer leurs propres affaires. 

Au cours des deux dernières années, La Maison des artistes a fait un pas en avant dans son mandat. En plus d’appuyer les artistes visuels francophones, nous invitons toute personne francophone qui souhaiterait se joindre à nous pour fêter la culture, la contemporanéité, la francophonie qui ressemble au Manitoba actuel, bien différent d’il y a 20 ans. Les francophiles oui, mais aussi les nouveaux arrivants qui se retrouvent souvent à l’écart de nos institutions préétablies avec nos Franco-manitobains de souche. Nous désirons refléter et faire rayonner cette francophonie multiculturelle, quelle soit franco-manitobaine de souche, métisse, québécoise, africaine, etc. bref, notre communauté actuelle!

TÉMOIGNAGES 

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Je suis toujours bien accueilli et je découvre de nouveaux artistes.

- Pascal Gautron

[...] la langue, parce qu’elle est le fondement de la culture, se manifeste dans toutes les œuvres artistiques. 

- Lou-Anne Bourdeau

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J’aime exposer à La Maison des artistes, comparativement aux autres endroits, parce que c’est ma communauté [...]

- Colette Balcaen

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Une atmosphère décontractée, une ouverture d’esprit, une invitation à l’Autre, un mixage interprovincial [...]

- Roger Léveillé

[...] permettent aux artistes visuels de participer à l’espace culturel de la francophonie manitobaine!

- Émilie Lemay

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J’aime la variété des expositions et l’affiliation avec d’autres communautés francophones au Canada.

- Lisa Désilets

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QUELQUES RENSEIGNEMENTS

  • Adhésion : artiste ou membre de soutien : 30 $ par année.

  • Les coordonnées de La Maison :

- site Web : https://maisondesartistes.mb.ca/
- page Facebook : https://www.facebook.com/LaMaisondesartistesvisuels/
- courriel : info@maisondesartistes.mb.ca 

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La Liberté

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ENTREVUE AVEC SOPHIE GAULIN, directrice générale et rédactrice en chef

Le pied dans la porte

Suite à un premier séjour au Manitoba en 2004, je suis revenue m’y établir pour de bon deux ans plus tard. J’y avais trouvé beaucoup de paix et les gens accueillants et gentils. Ayant passé une grande partie de mon enfance et de mon adolescence en bâteau avec mon père, en mer, je retrouvais ici les grands ciels ouverts. 

Je souhaitais changer de métier et, dans ma démarche de recherche d’emploi, j’ai rencontré Mariette Mulaire du Conseil de développement économique des municipalités bilingues du Manitoba (CDEM). Je lui dit que le journalisme me passionnait et elle m’a mise en contact avec Sylviane Lanthier, la directrice de La Liberté. Celle-ci ne recrutait pas vraiment, mais après deux heures d’entrevue, elle m’a donné un boulot. Mon seul but était de mettre le pied dans la porte, parce que c’est un monde qui me fascinait.

Ma tâche préférée
 

Être rédactrice en chef, c’est ce que j’aime le plus. Je suis une passionnée de contenu et j’aime pouvoir donner la parole aux gens, écouter leurs histoires. Je trouve le travail de journaliste stimulant, et l’adréline que ça me procure est très positive. Ça amène une forte créativité. 

J’aime créer des projets, en imaginer les détails, les suivre et être satisfaite du résultat. Par exemple, j’ai eu l’idée de faire une série de balados sur la diversité… eh bien tu n’as pas idée à quel point je suis fière du travail de nos journalistes et de l’équipe technique. Ils ont fait un travail d’équipe phénoménal, et ce genre de produit où les gens se livrent et ouvrent les portes et l’esprit des autres, c’est ce qui me passionne.

Pourquoi surtout des « étrangers » à La Liberté?
 

J’aime qu’on me pose la question directement, parce qu’on le sent que c’est une grande interrogation chez plusieurs personnes. Un des plus gros problèmes, c’est l’absence de programme de journalisme en français dans tout l’Ouest et le Nord du Canada. Et, pour attirer les jeunes formés au Québec et dans l’Est du pays, La Liberté est en compétition avec Radio-Canada et tous les autres médias francophones du Canada en entier.

De plus, les gens d’ici ne répondent pas à nos offres d’emploi, même si l'on n’exige pas d’être journaliste de formation. Nous devons donc annoncer sur les sites Web dédiés aux gens qui veulent immigrer au Canada, et eux y répondent en grand nombre. Une fois qu’ils sont au Manitoba, ils le voient comme moi je l’ai vu, c’est-à-dire comme une belle terre d’accueil, avec du soleil tout le temps.
 

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ENTREVUE AVEC MARC MARION, président du CA de Presse-Ouest

Le grand défi de La Liberté et des idées de solutions
 
Un de nos grands défis est de trouver des journalistes, de la main-d’œuvre francophone. Une main-d’œuvre non seulement capable de travailler en français, mais de bien écrire en français. Nous trouvons bien des candidats à l’aise de s’exprimer oralement en français, mais qui ne le sont pas du tout lorsqu’il s’agit d’écrire. Y a-t-il un manque de confiance? Est-ce uniquement un problème de formation? Nous avons souvent tenté de démarrer des programmes en français avec l’Université de Saint-Boniface, mais pour cela, il faut qu’il y ait un intérêt. 

Nous sommes actuellement en train d’explorer l’idée de la création d’un fonds d’études avec Francofonds qui contribuerait à des bourses dédiées à des étudiants locaux souhaitant étudier en journalisme, comme cela existe dans d’autres domaines comme le droit ou la médecine. Le principe est le suivant : une partie des études est payée et en contrepartie la personne dédie de trois à cinq ans dans une région donnée. Nous voulons donc encourager des jeunes intéressés au journalisme à étudier ailleurs et à revenir nous faire profiter de leur formation en subventionnant les coûts.

Pourtant, malgré toute notre bonne volonté, il demeure quasi impossible de retenir nos bons journalistes, face à la concurrence déloyale du géant Radio-Canada qui ne se gêne jamais pour venir leur offrir des conditions mirobolantes, ou en tout cas bien meilleures que ce que La Liberté est en mesure de fournir, pour les attirer chez eux. Je trouve que c’est une grande injustice parce que les organismes locaux sont vitaux, ils font partie de notre société. 

TÉMOIGNAGES 

Photo : Marcel Druwé

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[...] tout en reflétant qui nous sommes [...] ce journal nous montre aussi ce que nous pourrions être [...]

- Bertrand Nayet

Photo : Marta Guerrero

La Liberté, c’est aussi un milieu de travail stimulant avec des collègues qui débordent toujours de créativité. 

- Ophélie Doireau

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[...] « Agrandir l’espace francophone » eh bien, c’est exactement ça que La Liberté fait. 

- Mariette Mulaire

Photo : La Liberté

Chapeau à Nelson au Manitoba, pour la qualité de ses textes et de ses dessins, un bel exemple de la place qu’occupe la diversité chez nous.

- Jules Rocque

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Photo : Dan Harper, gracieuseté de l'USB

QUELQUES RENSEIGNEMENTS¹

  • La Liberté paraît tous les mercredis dans un format papier et numérique.

  • Elle a été fondée en 1913 par Mᵍʳ Langevin, évêque de Saint-Boniface.

  • Elle appartient à Presse-Ouest ltée depuis 1970.

  • Elle est devenue un organisme à but non lucratif et une organisation journalistique qualifiée en 2021.

  • Les coordonnées du journal :

       - site Web : https://www.la-liberte.ca/

       - édition numérique : http://numerique.la-liberte.ca/la-liberte

       - page Facebook : https://www.facebook.com/LaLiberteManitoba

       - courriel : administration@la-liberte.mb.ca

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Le Conseil jeunesse provincial

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ENTREVUE AVEC DERREK BENTLEY, directeur général

Ce qui m’a amené à la tête du CJP

À la fin de mes études secondaires, je désirais faire partie du CA. Puis j’ai reçu une offre d’emploi en 2011-2012 et j’ai choisi de commencer au CJP à titre d’employé. Par la suite, j’ai été président, je me suis impliqué au CA, bref, ça fait maintenant 10 ans que je contribue à divers niveaux.

Mais avant ça, le CJP fut ma porte d'entrée dans la francophonie. Si ce n'était pas du CJP, je n'aurais peut-être pas su que la francophonie existait en dehors de l’école.

Francophone ou francophile?
 

Je me définis comme francophone parce qu’à mon avis, si quelqu’un parle français et participe aux activités de la francophonie, on n’a pas besoin de lui mettre une étiquette, de faire une distinction. Le français n’est pas ma langue maternelle et à la maison, on parlait anglais, mais je suis quand même allé dans une école de la DSFM pour faire mes études secondaires. C’est grâce aux activités du CJP que j'ai pu rencontrer d'autres gens comme moi qui parlaient le français au Manitoba, oui, mais aussi partout au Canada, puis même ailleurs dans le monde.

La programmation
 

Les activités du CJP sont principalement des occasions de rassemblement, regrouper les jeunes et regrouper les organismes qui offrent des services aux jeunes. Il y a des projets qui reviennent d’année en année, depuis le début, comme le grand rassemblement à l'automne qui change de nom au fil des ans : Shows sont nous (1985), Foule Faire (1989), Francotonne (1994), L'affaire Farouche (1998), RIFRAF (2003), La Furie (2006), l’Élan (2011), Foule RAFfaire (2015), Gaillardise à la Brise (2016), Aléa (2019). 

Il y a aussi d’autres projets que l'on appelle les PIC, les projets d'identité culturelle. Ces projets là sont beaucoup plus petits, mais les sujets changent chaque année. On a la chance d'avoir du financement pour ce genre de projets et c’est le CA qui prend la décision finale quant au choix des thématiques. Ce sont tout de même des rassemblements, mais plus petits, disons de l’ordre de 10 à 15 jeunes. C’est dans le cadre d’un tel projet que Gabriel Tougas a produit la vidéo Cela était notre message qui porte sur des enjeux identitaires toujours d’actualité.

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Ce que j’aime le plus de mon travail
 

Le CJP m'a beaucoup apporté lorsque j’étais plus jeune et a contribué à mon épanouissement en tant qu’individu. Dans ma situation actuelle, je me considère chanceux d’être en mesure de contribuer à transmettre la même chose à d’autres jeunes. Je pense que ça prend des gens dans chaque génération qui disent : « Je veux être une des personnes qui redonnent ça, qui continuent cette vague-là. » Je suis en train de faire un travail qui a un impact direct sur la jeunesse et sur la francophonie manitobaine et je dirais même canadienne. Je veux continuer d'inspirer cette prochaine génération de jeunes et les encourager à participer activement à la francophonie.

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ENTREVUE AVEC ÉMILIE MORIER-ROY, présidente du CA du CJP

Ce qui m’a amené à la tête du CA du CJP

J’ai participé aux activités du CJP dès que j’ai eu l’âge de faire partie de sa clientèle, donc depuis mes 14 ans. Lorsque je suis arrivée à l’université, je me suis sentie un peu hors circuit et moins au courant des activités du CJP, n’ayant plus l'école pour promouvoir ses activités. En même temps, je me retrouvais un peu déconnectée de ma communauté francophone. J’avais entendu dire que de faire partir d’un CA était une bonne occasion d’acquérir de nouvelles compétences et que justement, celui du CJP était particulièrement formateur. J’ai donc décidé de m’y présenter et après environ cinq ans à titre de membre du CA, j’ai appris beaucoup et je me sens maintenant suffisamment outillée pour faire partie d’autres conseils d’administration. J’ai été élue à la présidence du CA du CJP en septembre 2021.

Les nouveaux projets

C’est au moment des demandes annuelles de subvention que l’on parle des projets d'identité culturelle. Ces projets, au nombre de trois par année, s’ajoutent aux événements périodiques comme le Grand rassemblement à l’automne et le Petit Canada, en lien avec le Festival du voyageur. Ils sont planifiés généralement un an ou plus à l’avance et sont basés sur les réussites passées, la demande actuelle des jeunes et ce que nous avons identifié comme besoins à combler. Nous visons, par ces projets, à rejoindre tous les jeunes d’expression française et pour cela nous tendons à diversifier les domaines d’action de ces projets : culinaire, couture, survie en nature, jeux vidéo, etc.

Ma vision pour l’avenir

Je voudrais que le CJP soit connu de tous les jeunes afin qu’ils puissent participer activement à leur francophonie. De plus, avec des fonds supplémentaires, nous pourrions appuyer financièrement les jeunes et leur procurer les ressources nécessaires pour leur permettre de mettre en place des initiatives qui ont une influence positive sur leurs collectivités.

UN PEU D'HISTOIRE

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Le 19 janvier 1978, la Commission Pépin-Robarts sur l’unité canadienne arrive à Winnipeg. Il s’agit d’une des commissions qui cherchent des modalités d’entente entre les Canadien·nes, et dont le premier ministre Pierre-Elliot Trudeau a le secret et… l’obligation. En effet, le Québec a des velléités d’indépendance et a élu, deux ans plus tôt, le premier gouvernement séparatiste du Canada. La Commission est attendue de pied ferme par le Conseil Jeunesse Provincial du Manitoba, tout nouvellement sevré de la Société franco-manitobaine. Son président, Richard Chartier, arrive dans la salle d’audience avec une… brouette étiquetée « Manitoba français! » et qui contient 26 rapports précédents au sujet de l’unité canadienne. « Tout a été dit, il est temps de passer à l’action! »

Le CJP va être accusé de « bouffonnerie » par un universitaire francophone de la Saskatchewan et Chartier répondra au nom des « suicidés vivants », affirmant préférer l’action, toute spectaculaire qu’elle soit, à la soumission au Québec qui veut se séparer de la francophonie hors Québec.

 

Il s’agissait là d’une des actions phares du CJP qui, malgré son jeune âge, avait déjà à son actif l’appui inconditionnel de Georges Forest. Là aussi, les jeunes avaient compris les enjeux nationaux mis en cause. Une autre preuve de la sagesse de la jeunesse! – Jacqueline Blay

TÉMOIGNAGES 

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Le CJP est l'organisme qui m'a servi de porte d’entrée dans la francophonie [...]

- Derrek Bentley

On s'garoche à Batoche, en juin 1979, [...] fut une fin de semaine incroyable!

- Michelle Smith

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Pour moi, le CJP représente le cœur de la jeunesse d’expression française au Manitoba. 

- Elizabeth Labbé

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QUELQUES RENSEIGNEMENTS

  • 1973 : Fondation du Conseil jeunesse provincial (CJP), l'organisme provincial des jeunes francophones du Manitoba¹

  • 1978 : Le CJP s'émancipe de la SFM et s'installe dans ses propres bureaux.²

  • 2008 : Création des Projets d'identité culturelle (PIC)

  • Les coordonnées du CJP:

       - site Web : https://cjpmb.ca/

       - page Facebook : https://www.facebook.com/cjpmanitoba

       - courriel : direction@cjpmb.ca

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Le 100 NONS

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ENTREVUE AVEC ERIC BURKE, directeur général du 100 NONS

Ce qui m’a amené à la tête du 100 NONS

J’ai commencé tôt à travailler pour des organismes franco-manitobains qui œuvrent dans le domaine du spectacle et des arts de la scène : le Cercle Molière, les Productions Rivard et le Festival du Voyageur. Puis, je me suis retrouvé à la programmation au 100 NONS et cela m’a éventuellement amené à la direction générale. Il faut dire qu’à titre de jeune musicien francophone, j’avais déjà profité des formations et des spectacles montés par le 100 NONS. Je trouvais ça chouette de voir d’autres francophones produire de la bonne musique en français.

L’avantage d’être musicien francophone
 

Comme il s’agit d’un plus petit bassin, il y a moins de compétition dans le monde francophone. Il y a donc plus d’occasions de profiter des formations offertes par le 100 NONS et de se produire sur scène, ce qui est déjà en soi tout un apprentissage. Et c’est ce qui permet à nos artistes francophones de se développer si vite et si bien.

La programmation
 

Il y a une programmation fixe et de la place pour des projets additionnels. Le but de toutes nos activités est de contribuer à la culture musicale francophone et à l’épanouissement des artistes, qu’il s’agisse de jeunes artistes, d’artistes émergents, de compositeurs… Grâce à Patrimoine canadien et au Conseil des arts du Manitoba, aux deux fonds de Francofonds, celui du 100 NONS et celui d’Antoine Gaborieau ainsi qu’aux divers partenaires qui se joignent à nous pour des projets spécifiques, la programmation comprend La chicane électrique et La chicane électronique, Chant’Ouest, Jamais trop tôt, la Soirée sans nom, le Projet Découvertes, le tout nouveau projet St-Bonifest 2022 et plusieurs autres activités comme des formations, des concours, des camps, des projets d’enregistrement, etc.

Ce que j’aime le plus de mon travail
 

Ce qui me plaît le plus, c’est de travailler au développement, faire des remue-méninges en équipe pour trouver de nouvelles façons d’offrir les programmes ou la création de nouveaux programmes, de nouveaux projets… de laisser aller mon imagination pour dénicher ce qui va répondre le mieux aux besoins de nos membres.

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Thank-you, merci, un album hommage à la chanson
franco-manitobaine produit en collaboration avec le CJP,
offert sur Spotify, Apple Music et BandCamp

Avantages d’être membre du 100 NONS¹ :

 

  • Prix réduits pour certains de nos spectacles et formations;

  • Accès à notre salle de répétition;

  • Occasions de promotion;

  • Possibilité de créer un profil d’artiste sur notre site Web;

  • Et bien d’autres.

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ENTREVUE AVEC ÉDOUARD LAMONTAGNE, président du CA du 100 NONS

Comment suis-je arrivé à la tête du CA du 100 NONS

Je suis membre du 100 NONS depuis longtemps et cela m’a énormément aidé dans ma carrière. Lorsque j’ai exprimé mon désir de faire partie du CA, il y a plusieurs années, nous étions nombreux à vouloir siéger et en plus, il a été question de conflit d’intérêts puisque j’offrais de la formation à titre contractuel. Il aurait fallu que j’abandonne mes contrats et à ce moment-là, j’ai pensé que la formation auprès des artistes était plus importante. Heureusement, on a ajouté une clause allouant aux membres du CA un montant maximum à titre de contractuel et cela m’a permis de devenir membre du CA. Enfin, lorsque le mandat par intérim de Julien Desaulniers, qui remplaçait Réal Durand, est arrivé à son terme, on m’a demandé si j’étais toujours intéressé et j’ai été élu président en décembre 2020. C’est vraiment un plaisir de siéger au CA avec des gens qui sont là depuis un certain temps et avec qui l'on peut avoir de vraies conversations.

Les  projets à réaliser pendant mon mandat 


Plusieurs des dossiers que le CA tentait de régler avant mon arrivée ont été mis mettre en veilleuse pendant la pandémie, laquelle a créé des défis plus urgents dont il fallait s’occuper. On peut maintenant s’orienter vers l’avenir et pour cela, élaborer une planification stratégique qui va permettre aux membres de se prononcer sur l’avenir de l’organisme et lui donner une direction. Un autre projet qu’on a mis en place depuis mon arrivée est la mise à jour des règlements administratifs et des politiques du 100 NONS.

TÉMOIGNAGES 

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[...] J'adorais assister aux spectacles de musique et voir les artistes locaux.

- Eric Burke

[...] lorsque j'ai découvert et intégré le 100 NONS, j'ai réalisé qu'il y avait une communauté francophone bien présente.

- Kelly Bado

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Dès mes débuts, le 100 NONS a été un laboratoire où j'ai pu explorer différentes facettes de ma pratique artistique.

- Rayannah Kroeker

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QUELQUES RENSEIGNEMENTS

  • 1967 : Fondation du 100 NONS par Antoine Gaborieau²

  • Pour obtenir le calendrier des évènements, cliquer ici.

  • Les coordonnées du 100 NONS :

       - site Web : https://100nons.com/

       - page Facebook : https://www.facebook.com/100nons

       - Twitter : https://twitter.com/le100nons

       - courriel : info@100nons.com

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Théâtre Cercle Molière (TCM)

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ENTREVUE AVEC GENEVIÈVE PELLETIER, directrice artistique et générale

Mon parcours jusqu’à la direction du TCM

Lorsque j’étais étudiante en sciences politiques à l’Université de Saint-Boniface, en 1989, j’ai suivi un cours de théâtre pour me changer les idées. Grâce à mon enseignante extraordinaire, madame Ingrid Joubert, j’ai eu la chance et l’immense plaisir de faire deux tournées en Europe durant l’été. Et j’ai eu la piqûre. À mon retour de la deuxième tournée, je me suis présentée aux auditions du Théâtre Molière où j’ai obtenu le rôle de la jeune première Marie-Anne dans la pièce Le Tartuffe de Molière mise en scène par Roland Mahé.

 

Après cela, je n’ai plus regardé en arrière, et malgré les réactions peu encourageantes de ma famille et de mon entourage, j’ai laissé tomber mes études pour me consacrer à fond au théâtre. Comme ma formation en théâtre était limitée à un cours universitaire, j’ai parfait mon éducation en suivant des cours de maître à Ottawa, à Montréal et en Europe. En 1994, je me suis installée en Suisse pour y démarrer une compagnie de théâtre avec une personne originaire de ce pays que j’avais rencontrée au cours de mes pérégrinations. C’est là où j’ai pu faire mes armes à la mise en scène et à mon retour de Suisse, j’ai signé la mise en scène de la pièce Antigone de Jean Anouilh pour les Chiens de soleil, la troupe de l’Université de Saint-Boniface.

J’ai alors commencé à travailler au TCM où je suis devenue l’assistante de Roland Mahé à la direction artistique. Je me suis ensuite consacré à ma famille et à mes deux enfants et pris un poste de déléguée à la télévision pour les Productions Rivard, ce qui procurait plus de stabilité que le milieu du théâtre. Mais je ne me suis pas beaucoup écartée de mes premières amours et lorsque Roland Mahé a décidé de prendre sa retraite en 2012, j’étais prête à reprendre le bâton. 
 

Ce que j’aime le plus de mon travail
 

Ce qui me passionne dans mon travail, c’est d’être en mesure d’aider les artistes à s'épanouir dans leur projet et de pouvoir les accompagner dans leur cheminement en leur offrant les meilleures conditions possibles. Ces artistes sont des personnes très créatives qui se placent en situation de risque et je me sens extrêmement privilégiée d’être sur leur chemin pour participer à l’aboutissement de la quête dans laquelle ils se sont placés pour aller au bout de leur projet. Contribuer à l’expression de leur rêve, c’est ça, mon dada.

La mission du TCM
 

Au-delà de l'accompagnement des artistes et de faire ressortir les voix qui proviennent du territoire, j’ai très à cœur l’actualisation du théâtre. Ce que j’entends par là, c’est faire en sorte que le théâtre devienne un reflet de la communauté et de sa diversité. Il y a beaucoup de changements en ce moment dans nos collectivités et, à la direction, nous tentons de présager qui seront les publics de demain tout en respectant les publics d'hier et du présent. Ce n'est pas une équation simple, mais c'est une équation à laquelle on jongle beaucoup et où les mots « accompagnement » et « collaboration » occupent une grande place. 

Les formes de financement
 

Les subventions des différents paliers correspondent à environ 45 à 50 % de notre financement. Elles proviennent du Conseil des arts du Canada, du Conseil des arts du Manitoba, du Conseil des arts de Winnipeg ainsi que du Patrimoine canadien. Puis il y a le fonds de dotation, un des plus importants à Francofonds, et qui nous permet maintenant de jouir de ses retombées financières. En plus de la billetterie, il y a bien entendu les commandites et les campagnes de financement. Pendant plusieurs années, nous organisions un Gala du homard, mais cette formule est devenue un peu dépassée à la lumière des tendances écologiques et économiques de la société. J’ai donc le plaisir d’annoncer notre nouvel événement de prélèvement de fonds : L’Escapade suivi de Dessert Disco.

Nouveau prélèvement de fonds annuel¹ :

 

Le 17 septembre 2022 à 18 h 30

L’Escapade 2022 est une création et une collaboration entre le chef renommé Mandel (Deer & Almond) et l’artiste Sol Desharnais. Le repas en cinq services sera servi dans des ambiances, des décors et des installations dans quatre espaces du Théâtre Cercle Molière et finira avec le dessert à la soirée Dessert Disco à la salle Jean-Paul Aubry. Les convives feront l’expérience d’immersions sensorielles et de dégustations d’inspiration locale et saisonnière. 

Le 17 septembre 2022 à 20 h

Dans l’esprit d’inclusivité, Dessert Disco est ouvert au public à moindre coût que la première partie (L’Escapade) et accessible à tous, incluant un tarif spécial étudiant. Un désert raffiné, un décor chic, des encans et de la musique boogie pour finir en beauté. Préparez-vous à vous amuser entre amis dans l’ambiance magique de l’époque Disco!

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ENTREVUE AVEC RAÏSSA BADO, présidente du CA

Comment je suis devenue présidente du CA

Quand je suis arrivée à Winnipeg en tant que nouvelle immigrante en 2009, je me suis immergée dans la culture franco-manitobaine et c’est comme ça que j’ai commencé à établir des connexions avec les organismes piliers de cette communauté, comme la Maison des artistes visuels, le Théâtre Cercle Molière, etc. Ce sont eux qui m’ont aidé à m’intégrer et j’ai appris à apprécier le théâtre francophone d’ici et ce côté avant-garde unique des pièces du TCM. À la longue, je me suis fait connaître pour mon goût pour l’art et pour la langue française et l'on m’a demandé de siéger au conseil d’administration du TCM, ce que j’ai fait pendant quelques années. Cela ne fait qu’un an que j’ai accédé au poste de présidente.

Mon rôle dans l’équipe

Je dirais que j’assume mon rôle de présidente dans une approche collaborative avec l'équipe du TCM. Chaque membre a des antécédents variés et des carrières différentes et participe avec ses compétences propres. Moi, c’est le marketing et l’art visuel, pour d’autres, c’est le droit, les finances… Je trouve que l'équipe du TCM est une équipe superbe qui a beaucoup d'expérience et beaucoup de créativité avec tout le temps des idées de choses nouvelles à essayer. Alors mon rôle de présidente, c'est de poser des questions, prendre du recul, offrir une différente perspective et donner mon appui.

L’avenir du TCM

Le Théâtre Cercle Molière est vraiment un endroit d'innovation et je l'ai beaucoup ressenti quand on est rentré dans la première phase de la pandémie. Personne ne savait ce qui se passait, ce qui allait arriver, mais nous travaillions déjà depuis plusieurs années sur un plan stratégique dont plusieurs axes portaient sur la production numérique : essayer de produire du contenu auquel les gens de différents endroits géographiques pourraient y accéder. Alors lorsque la pandémie est arrivée et qu’on ne pouvait plus entrer dans les salles, nous étions déjà au-devant de la courbe et nous avons vraiment travaillé à pousser la production de contenu numérique afin de continuer à desservir notre clientèle. Le TCM est l’un des seuls théâtres qui a continué sa programmation même en temps de pandémie.

 

Ma vision pour le futur c'est de pouvoir continuer ce travail-là pour attirer les nouvelles générations de francophones et de francophiles à l’art en français et cela inclut les immigrants. Ils commencent à ouvrir leur esprit à la dualité linguistique du Canada, l'un des rares pays qui a deux langues officielles. Alors ce que je vois pour le TCM, c’est de continuer d’attirer de nouveaux visages, de nouvelles pensées, de nouvelles personnes et d'être vraiment un moteur de changement et d'innovation dans les arts. On le voit dans la programmation du TCM et dans les idées de ses membres, ce désir de faire rayonner le théâtre, pas juste au Manitoba, mais dans le Canada et même au-delà de nos frontières.

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ENTREVUE AVEC DOLORÈS GOSSELIN, aînée métisse

Mon rôle au TCM

Après avoir agi à titre de conseillère pour le Royal Manitoba Theater Center,  qui voulait s’assurer de la véridicité des faits dans une pièce avec de nombreux personnages métis, j’ai été engagée à titre contractuel par le TCM comme aînée métisse. Ceci a été initié par le désir d’améliorer la relation avec les Métis et les Premières Nations et d’éviter de poser des gestes incorrects. Ce contrat a été renouvelé cette année.

 

En plus d’offrir des conseils sur le contenu qui porte sur les Autochtones, je suis présente lors d’activités pour faire l’invocation d’ouverture qui honore les ancêtres, la nature, etc. Aussi, lors de retraites, comme celle qui a eu lieu récemment à Hecla, je joue du tambour et je transmets les enseignements des ancêtres aux employés et aux jeunes. Je fais de même au cours des activités du Festival théâtre jeunesse.

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TÉMOIGNAGES 

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Je suis ravie de pouvoir travailler pour un organisme où l'on offre un endroit de partage et de rencontre.

- Katina Gagné

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J’ai toujours aimé assister à des pièces de théâtre pour me cultiver d’abord, mais aussi pour ouvrir mon esprit à d’autres façons de voir les choses et d’interpréter l’art.

- Raïssa Bado

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Mon mari et moi avons acheté des abonnements au théâtre pendant plusieurs années. 

- Dolorès Gosselin

QUELQUES RENSEIGNEMENTS²

  • 1925 : Fondation du Cercle Molière

  • 1970 : Fondation du Festival théâtre jeunesse
     

  • Les coordonnées du TCM :

       - site Web : https://www.cerclemoliere.com/

       - page Facebook : https://www.facebook.com/cerclemoliere

       - Twitter : https://twitter.com/cerclemoliere

       - courriel : info@cerclemoliere.com

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Centre Culturel Franco-Manitobain (CCFM)

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ENTREVUE AVEC GINETTE LAVACK, directrice générale du CCFM

Mon arrivée au CCFM

Cela fera bientôt cinq ans que  je suis à la direction du CCFM. J’ai toujours œuvré dans le domaine de l'événementiel et de la culture. J’ai été au Festival du Voyageur pendant sept ans et demi et auparavant, j'ai fait un parcours à travers le tourisme et les communications, mais aussi tout l'aspect service à la clientèle et l'hospitalité. Plus jeune, j’ai travaillé dans une pourvoirie du nord-est du Manitoba dont mes parents étaient copropriétaires. 

Donc, j'ai toujours été impliquée dans la création d’événements où les gens peuvent se réunir puis fêter ensemble, célébrer ensemble et passer de bons moments. Ce qui m’a mené au CCFM, c’est l'idée du défi que représente le centre… parce que le centre existe dans la communauté depuis 50 ans, et l’on a créé une famille autour du CCFM, mais cette famille doit évoluer et être plus représentative de la communauté francophone d’aujourd'hui. 
 

Le mandat du CCFM
 

Le CCFM est une agence de la Couronne encadrée par une loi provinciale et son mandat est d'offrir, de promouvoir et de parrainer des activités culturelles et artistiques en français à l'intention de toute la francophonie manitobaine. Il y a une deuxième partie à ce mandat, et c'est de gérer et d'aménager le site et ses locaux, et tout pour nous permettre d'offrir cette programmation-là.

Donc quand on n’utilise pas nos propres espaces, on se doit de les rentabiliser en les louant. Ce ne sont pas que des membres de la communauté franco-manitobaine qui louent ces espaces, il y a aussi des gens d'affaires et des écoles, beaucoup d'écoles.
 

Ce que j’aime le plus de mon travail
 

Ça me passionne de contribuer à créer des occasions et des ambiances où les gens peuvent s'amuser, se détendre et célébrer. J’aime bien faire partie de quelque chose de plus grand que moi, tout en ayant la main à la pâte dans sa création. Mais je dois avouer que récemment, je sens vraiment une certaine lourdeur…

 

Depuis cinq ans que je suis en poste, on a dépensé beaucoup d'énergie à solidifier la fondation. On a fait un travail de design stratégique où l’on s’est tourné vers la communauté pour comprendre ses besoins quant à la culture et l’art et les souhaits des gens pour le CCFM. En a découlé un plan stratégique dont la mise en œuvre a été ralentie par la pandémie et nous avons dû nous concentrer sur l'essentiel : stabiliser les finances, diversifier les revenus et renouveler la programmation et sa clientèle avant de pouvoir se tourner vers l'avenir.  

 

Le manque à gagner causé par la pandémie a concouru à une santé financière précaire qui est aggravée par le fait que la contribution annuelle de la province aux frais d'exploitation n’a pas changé depuis 50 ans malgré l’augmentation constante de ces frais! Il va donc falloir développer un argument, présenter un dossier à la province afin qu’elle ajuste les montants tout en cherchant d’autres moyens de générer des revenus. Ça m’angoisse un peu, car c’est un territoire nouveau pour moi, les rencontres politiques, l'écriture de documents importants…

L’avenir du CCFM
 

Le souhait est de devenir le centre de la création et de la formation artistique chez nous. On veut s'assurer que l'aspect culture et art demeure très vivant et donc s'assurer que l'emplacement, les installations et les équipements du centre soient à la hauteur et répondent aux besoins de la communauté artistique et de la communauté qui se nourrit de cette créativité. Pour moi, le défi c’est de réinventer le centre pour faire en sorte qu'il demeure toujours très actuel et important pour la communauté pour les 50 prochaines années.

ÉCHO FRANCO¹

Le Centre Culturel Franco-Manitobain et le 100 NONS sont fiers de vous présenter le projet Écho Franco.

 

Ce partenariat a pour objectif de faire rayonner les artistes musicaux francophones du Manitoba. Il permettra également de présenter et d’encourager la création artistique tout en appuyant l’apprentissage et le perfectionnement professionnel des artistes.

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Grâce à cette initiative, les membres du 100 NONS peuvent profiter d’une location de salle de spectacle par année à seulement 15% du prix régulier! Ils auront aussi une aide en termes de promotion, à la fois par le 100 NONS et par le CCFM. Enfin, plusieurs équipements techniques seront mis à leur disposition pour l’événement.

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ENTREVUE AVEC MICHELLE GERVAIS, présidente du CA

Mon arrivée à la tête du CA

J’ai beaucoup œuvré dans le domaine du tourisme et de l’événementiel dans la francophonie manitobaine. Propriétaire de l’agence touristique réceptive Ô Tours, j’ai aussi occupé entre autres un poste de direction à Tourisme Riel et de marketing au Festival du Voyageur.

 

Comme les organismes francophones procèdent continuellement au recrutement de membres, après avoir été approchée à quelques reprises, j’ai fini par accepter lorsque je me suis libérée de mon entreprise et de mon emploi à Tourisme Riel. C’était pour moi une bonne façon de garder un pied dans la communauté.

 

Je suis donc arrivée au CA en 2011 et depuis environ un an, j’assurais le poste de vice-présidente. Le CCFM étant une société de la Couronne, le DG est normalement nommé par la province, mais suite au départ de Réal Curé avant la fin de son terme, je suis passée de vice-présidente à présidente pour assurer la relève.

Ma transition au poste de présidente

Je n’aurais pas choisi par moi-même de devenir présidente, mais ce qui m’a porté à accepter est le vent de changement insufflé par l’entrée en fonction de Ginette à la direction. À moins d’être un organisme résident du CCFM, cela ne se voit peut-être pas, mais nous vivons tout un renouvellement en ce moment dans notre quête de faire du centre une destination première pour les francophones et les francophiles.

 

Quand je travaillais en tourisme, nous avions monté un projet de repositionnement du tourisme francophone culturel au Manitoba qui a abouti tout récemment par une annonce de la province de l’existence d’une toute nouvelle stratégie touristique francophone. Cette stratégie comporte 11 recommandations dont une est le développement du documentaire qui promeut Saint-Boniface comme porte d’entrée de la découverte de la francophonie et une autre est de faire du centre culturel le cœur de cette porte. Pour moi, c’était tout naturel de pouvoir veiller à la continuité des projets dans lesquels je me suis beaucoup investie.

ORGANISMES RÉSIDENTS AU 340 PROVENCHER

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Ce que j’aime le plus de mon travail

Ce que j’aime le plus de mon poste, c’est de pouvoir rêver grand avec les autres membres du CA, de pouvoir parler avec les membres des autres organismes et tâter le pouls de la communauté. J’aime aussi l’ouverture d'esprit du personnel, il y a eu un grand changement de ce côté et l’arrivée de plusieurs jeunes avec plein d'idées, c’est très rafraîchissant. Et le CA est vraiment embarqué! On rêve de devenir quelque chose de beaucoup plus grand, beaucoup plus accueillant, beaucoup plus dynamique.

 

Le lieu de rassemblement qu’était le foyer et que nous avions perdu avec l’ajout d’un restaurateur, nous le retrouvons peu à peu avec le Patio 340 et des événements ponctuels. Le but, c’est de redevenir le cœur de la découverte francophone.

 

Nous visons aussi une utilisation maximum des espaces et une programmation qui répond aux besoins de la communauté avec des salles bien équipées pour devenir le noyau de la créativité francophone.

TÉMOIGNAGES 

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Travailler dans des bureaux logés au CCFM, ça me permet de préserver mon identité franco-manitobaine.

- Yanick LaRoche

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Durant toutes les années où j’ai participé au Festival du Voyageur, le CCFM était une destination de choix.

- Michelle Gervais

Photo : La Liberté

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Pour avoir une communauté artistique forte et vibrante, nous devons accompagner les créateurs [...]

- Ginette Lavack

QUELQUES RENSEIGNEMENTS²

  • 25 janvier 1974 : Ouverture du Centre culturel franco-manitobain

  • 7 juillet 2021 : Inauguration du Patio 340
     

  • Les coordonnées du CCFM :

       - site Web : https://ccfm.mb.ca/

       - page Facebook : https://www.facebook.com/CCFManitobain

       - Twitter : https://twitter.com/CCFManitobain

       - courriel : reception@ccfm.mb.ca

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Société de la francophonie manitobaine (SFM)

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ENTREVUE AVEC DANIEL BOUCHER, directeur général de la SFM

Mon arrivée à la SFM

C’est mon intérêt pour la politique qui m’a amené ici, mais j’avais siégé au CA de la SFM dans les années 80, ces années de la crise linguistique quand Léo Robert était président. Au moment des manifestations, je travaillais aussi au palais législatif à titre d’adjoint politique au ministre de l’Environnement M. Gérard Lécuyer et j’ai ainsi vécu les deux côtés de l’histoire. En 1991, j’ai été recruté par la directrice de la SFM, Cécile Bérard, pour l’appuyer dans les dossiers politiques et à son départ, en 1994, j’ai accédé au poste de direction générale. J’y suis resté. 

 

Mon rôle à la SFM
 

La SFM, c'est l'organisme porte-parole de la communauté francophone auprès des gouvernements et ça m'intéressait beaucoup de travailler sur ce genre de dossiers, par exemple, revoir la Chartre de la ville de Winnipeg afin d’améliorer ses services en français selon les recommandations du Rapport Chartier. Il y a eu les projets avortés de réforme constitutionnelle de l’Accord de Charlottetown et celui du lac Meech auxquels nous devions être prompts à réagir. Puis, de pressions politiques et revendications, nous avons commencé à transformer notre action et à promouvoir la sensibilisation en mettant en place des groupes de travail. C’est ainsi que nous sommes en mesure de créer les moyens et les outils pour réussir et renforcir nos ententes de partenariat avec les divers paliers de gouvernement.

L’avenir de la francophonie manitobaine

Dans sa volonté de contribuer au développement de la communauté francophone en facilitant l’établissement des nouveaux arrivants au Manitoba, la SFM, suite à une consultation auprès des organismes clés de la communauté, avait mis sur pied l'Accueil francophone en 2003 dont elle est toujours responsable à ce jour. Cependant, cela va changer au cours de l’année prochaine, car l’Accueil francophone qui a pris beaucoup d’envergure depuis sa création il y a 20 ans va devenir un organisme indépendant. Ce qui n’empêchera pas la SFM de continuer à être très impliquée auprès du RIF et de poursuivre sa collaboration de façon très directe avec l'Accueil francophone. Un bel exemple d’initiative de la SFM qui va maintenant voler de ses propres ailes.

 

Une partie du travail de la SFM est de s’assurer qu’il y ait concertation entre les organismes, de s’assurer qu’on se parle. Nous sommes responsables du plan stratégique communautaire, un plan qui va jusqu'en 2035 et qui couvre une trentaine d’organismes des secteurs culturels, économiques, sportifs et récréatifs. Nous sommes en train de réussir de belles choses ensemble.

Ce que j’aime le plus de mon travail

Je pense que ce que j'aime le plus c'est de voir les gens réussir. Il y a tellement de choses qui se passent dans la communauté et quand on prend conscience de cette vitalité, c’est énergisant. Ce que j’aime, c’est de voir des résultats, des gens qui sont valorisés par leur travail, des gens qui réussissent à changer un peu la donne en organisant une activité culturelle dans leur propre communauté. Petit à petit, on est en train de sensibiliser les gens à la valeur de la langue française dans notre province. C'est une question de valorisation de la langue. Puis on le fait à tous les niveaux : on le fait avec les nouveaux arrivants, on le fait avec les gens qui apprennent le français… c’est une belle réussite d’avoir de plus en plus de gens au Manitoba qui parlent les deux langues. Quand je vois ce qui se passe tous les jours dans nos communautés, dans nos écoles, dans nos organismes, ce dynamisme et cette vitalité m’emballent personnellement.

Au jour le jour

Nous sommes toujours à l’affût des activités et du besoin de bien informer notre communauté. Par exemple, pour l’élection municipale au mois d'octobre, on s’assure que les candidats et candidates puissent répondre à certaines questions et donner leur opinion pour que les gens soient en mesure de voter. On ne dit pas aux gens comment voter, on dit aux gens voici l'information, VOTEZ.

Ça, ce n'est qu'un exemple de choses qu'on fait, mais on participe à toutes sortes de dossiers. Entre autres, on fait partie d’un groupe sur le racisme, on travaille avec la communauté LGBTQ, on réagit à plusieurs questions d’actualité, on gère le 233-Allo, l’annuaire des services en français et l’on essaie d'informer davantage la communauté de différentes façons. Tout cela nous tient bien occupés!

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AGA 2022

L’assemblée générale annuelle 2022 aura lieu le jeudi 13 octobre 2022.

Cette année, l’AGA se tiendra dans un format hybride qui permettra une participation en personne et à distance. Nous avons choisi un format hybride pour permettre une plus large participation de nos membres et de celles et ceux qui souhaitent assister à l’AGA. 

Cliquez ici pour obtenir les détails et pour vous inscrire.

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ENTREVUE AVEC ANGELA CASSIE, présidente du CA

Mon parcours jusqu’à la présidence du CA

J’ai fréquenté une école de Saint-Boniface de la maternelle à la 9ᵉ année, puis j’ai fait mon secondaire dans une école anglophone. C’est lorsque j’ai travaillé avec le ministère du Patrimoine canadien que j'ai connu la SFM. C’était comme bailleurs de fonds du côté gouvernemental, et cela m'a permis de vraiment comprendre la communauté, les organismes, les défis et les succès. Mais lorsqu’on travaille pour le ministère, on ne peut pas participer activement dans des organismes communautaires, alors j’ai quitté cet emploi.

 

Puis, pendant que je travaillais pour un musée à Winnipeg en 2016-2017, la communauté francophone était en pleine effervescence avec le développement d’un plan stratégique communautaire. Dans la vision qui s’en dégageait, cette reconnaissance de la diversité dans la francophonie et le changement de nom de « Société franco-manitobaine » à « Société de la francophonie manitobaine » je me suis sentie interpellée, reconnue comme francophile et comme enfant de nouveaux arrivants, et je me suis dit que c’était vraiment là l'occasion de participer activement dans cet agrandissement de la francophonie. C’est à ce moment, en 2017, que j’ai pris place au conseil d'administration. J’ai siégé à la vice-présidence pendant quatre ans et l’année dernière, j'en ai accepté la présidence.

Ce que j’aime le plus dans mon travail

Quand j'ai commencé à siéger au CA en 2017, il y avait un nouveau modèle de gouvernance. Nous avons maintenant 21 membres au conseil d'administration qui représentent plusieurs secteurs de la communauté. Ce que j'apprécie le plus, c'est de pouvoir comprendre les enjeux, les priorités de la petite enfance, des aînés, de la communauté métisse, de l'écriture, de l'éducation, de tous les organismes qui ensemble tissent une expérience où l’on veut encourager les gens à pouvoir vivre en français au Manitoba. C’est cette diversité de perspectives, mais aussi l'engagement au sein de notre conseil d'administration qui me plaît beaucoup.

 

J’éprouve aussi une grande fierté à œuvrer pour un organisme qui représente les francophones du Manitoba et qui prouve jour après jour avec sa vision et son plan stratégique communautaire, sa capacité de prendre les enjeux d’une francophonie minoritaire en main.

Faire connaître davantage l’engagement

 

Nous sommes généralement tellement occupés dans nos tâches qu’on ne prend pas le temps de raconter nos propres histoires et je pense que ce projet du Nénuphar, de cette chronique, nous permet de mettre en valeur le niveau de collaboration entre les organismes, la manière dont on interagit et qui fait partie intégrante de notre histoire. Cette synergie qui se crée est issue d’un nombre incalculable d’heures de travail, de l'engagement et de la passion des membres de nos organismes, et c’est ce qu’il faut absolument faire connaître.

TÉMOIGNAGES 

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[...] malgré tout ce qui est arrivé, la communauté francophone nous a toujours appuyés.

- Léo Robert

On recevait des appels haineux de gens qui nous disaient « Retournez chez vous! », « Speak white! » et plein de choses comme ça. Ça m’épeurait [...]

- Monique Murphy

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La SFM, via le Réseau communautaire, a su offrir une multitude de services aux populations rurales, injectant des millions de dollars dans de nombreux projets. 

- Diane Bazin

QUELQUES RENSEIGNEMENTS¹

  • 1968 : Fondation de la Société franco-manitobaine (SFM), qui remplace l’A.É.C.F.M., mais avec un mandat plus étoffé.

  • 1983 : Dans la nuit du 30 janvier 1983 vers 3 h, les bureaux de la SFM au 194, boulevard Provencher sont incendiés par main criminelle et complètement ravagés. La SFM s’installe au CUSB.

  • 2017 : Le nom Société franco-manitobaine est modifié à Société de la francophonie manitobaine afin d’être plus inclusif.

  • Les coordonnées de la SFM :

       - site Web : https://www.sfm.mb.ca/

       - page Facebook : https://www.facebook.com/societefm/

       - Twitter : https://twitter.com/SocieteFM

       - courriel : sfm@sfm.mb.ca

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Réseau en Immigration Francophone du Manitoba

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ENTREVUE AVEC SALWA MEDDRI, gestionnaire du RIF MB

Mon arrivée au RIF MB

Je suis arrivée au Canada en 2005 avec une formation en marketing et en communication. Peu après mon arrivée à Winnipeg en 2008, j'ai obtenu un poste de réceptionniste à l’Accueil francophone. Après quelque temps, j’ai occupé le poste de chargée administrative et des communications, puis celui de coordination du Réseau en immigration francophone du Manitoba (RIF MB). Donc, dès le départ, j’ai été en lien avec les différents intervenants communautaires.

 

RÉSEAUX EN IMMIGRATION FRANCOPHONE¹

Il y a 13 réseaux en immigration francophone (RIF) répartis dans toutes les provinces et territoires canadiens à l'exception du Québec. La mise sur pied de ces RIF découle de la mise en œuvre des recommandations du Plan stratégique pour favoriser l’immigration au sein des communautés francophones en situation minoritaire (CFSM), laquelle était identifiée comme une des avenues pour pallier le déclin démographique et renforcer la vitalité de ces communautés.

Les RIF ne sont pas des organismes ni même des entités morales en soi, mais bien des plateformes de concertation pour rassembler tous les intervenants communautaires et les rallier à cette cause qu'est l'immigration francophone. C’est pour cela que les RIF sont hébergés au sein de divers organismes. Au Manitoba, c’est l’Accueil francophone. Ce sont donc ces entités morales qui hébergent les RIF qui sont signataires de nos ententes avec le ministère. Comme l'Accueil francophone n'est pas encore une entité morale (ça s’en vient), cela se fait via la Société de la francophonie manitobaine (SFM).

À noter que ce Plan stratégique et le Cadre stratégique pour favoriser l'immigration au sein des CFSM dont il découle est le résultat de l'ensemble des travaux du comité Citoyenneté et immigration Canada‑Communautés francophones en situation minoritaire. Ce comité est constitué de hauts fonctionnaires du ministère de l'Immigration (CIC dans le temps et maintenant IRCC – Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada) et des représentants d'organismes communautaires à travers le Canada ainsi que de la Fédération des communautés francophones et acadiennes, laquelle coordonne les RIF à l'échelle nationale.

Ce que j’aime le plus de mon travail au RIF
 

Ce qui m'allume dans mon travail, c'est que je contribue de manière à faire une différence dans la vie des gens. C'est ça mon objectif ultime. Je contribue à un changement sociétal en côtoyant les organismes et institutions et en les sensibilisant au dossier de l'immigration francophone, aux besoins des nouveaux arrivants francophones. Quand je vois davantage de services en français disponibles au bénéfice des nouveaux arrivants francophones, je me dis que je suis en train d'atteindre mon objectif. Quand je vois que l’enjeu de l'immigration francophone est de plus en plus pris en considération au Manitoba que ce soit par ses institutions, ses organismes, ses intervenants et par les médias aussi, je me dis que je suis en train de bien faire mon travail.

COMMUNAUTÉ FRANCOPHONE ACCUEILLANTE (CFA)²

Une communauté francophone accueillante est une communauté inclusive où les nouveaux·elles arrivant·e·s d’expression française ont le sentiment que leur identité est respectée et se sentent intégrés à la communauté d’accueil.
 
L’ensemble des membres de la communauté (incluant les employeurs, la communauté hôte, les leaders communautaires et les autorités locales) ont une attitude positive envers les nouveaux·elles arrivant·e·s d’expression française. Ils se font confiance et se comprennent mutuellement.

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ENTREVUE AVEC AILEEN CLARK, membre du comité directeur

Mon rôle

Je représente l'Université de Saint-Boniface (USB) qui est membre du comité directeur. Dès le départ, le RIF a approché les organismes communautaires qui avaient un rôle essentiel quant à l'établissement de la population immigrante francophone. La Division de l'éducation permanente dont je suis la directrice offre le programme CLIC (LINC en anglais), un programme de cours de langue pour immigrants au Canada. Notre rôle est d'appuyer la population immigrante en matière d'établissement par le biais de cours de français⁴. Il ne s’agit pas donc uniquement de prendre des gens qui s'identifient comme francophones ou qui identifient le français comme leur langue maternelle, mais également de bâtir notre communauté par l'entremise de la population immigrante qui veut apprendre le français et qui veut participer de façon dynamique à notre communauté francophone. Donc c'est en partie ce que nous faisons à l'Université de Saint-Boniface pour appuyer l'établissement au Manitoba.

LE COMITÉ DIRECTEUR³

La gouvernance du RIF MB est assurée par un comité directeur composé de sept membres en poste dans un organisme clé :

- Accueil francophone

- Université de Saint-Boniface

- Pluri-elles

- CDEM

- Santé en français

- Commissariat aux langues officielles

- Secrétariat aux affaires francophones

 

Ces membres représentent chacun au moins un groupe sectoriel qui se penche sur les priorités identifiées :

- Accueil, Établissement, Intégration

- Employabilité et Entrepreneuriat

- Éducation, Formation, Alphabétisation

- Santé et services sociaux

L’impact de notre travail

On voit se développer un sentiment d'appartenance chez les personnes qui obtiennent leur certificat. Ce certificat est accompagné d'une lettre de félicitations de la Société de la francophonie manitobaine pour souligner l’engagement envers la francophonie au Manitoba. Les commentaires reçus de ces apprenants sont vraiment très émouvants pour nous… des commentaires comme « On s'est sentis tellement bien accueillis par cette communauté francophone que nous sommes vraiment ravis de l'avoir choisie. » 

Un réseau

 

En réseau, tous les membres ont une importance égale parce que l'idée qui sous-tend le Réseau en immigration francophone est que l’on travaille de manière collaborative pour un objectif commun, celui de soutenir l'immigration francophone dans notre province. Donc, l’USB est un membre parmi plusieurs autres qui ont un objectif commun et s’engagent à travailler de concert. Ce n'est pas juste : « Ça c'est mon affaire, ça c'est ton affaire! », c'est un projet communautaire! Et c’est comme ça que si j’ai besoin de quelque chose, je sais auprès de qui m’adresser, je suis au courant des projets, des rapports ou des études en cours. Et ce que je trouve vraiment agréable, c'est qu'on respecte la spécificité de chaque organisme, ce qui permet de travailler de façon collaborative et en continuum.

Les groupes de travail

 

Une des beautés de travailler en réseau, est que le comité directeur a une vue d'ensemble sur ce qui se passe dans les groupes de travail. Je fais partie du groupe de travail « Éducation, formation et alphabétisation » et ce qu’on fait en comité est rapporté au comité directeur, ce qui permet d’identifier les besoins qui pourraient toucher d’autres groupes de travail. Je suis convaincue qu'on va faire avancer les choses mieux et plus efficacement si l’on se parle et que chaque personne est capable de bien identifier et bien expliquer sa part du projet. On peut ainsi optimiser nos énergies et mieux cerner les écarts et les besoins pour pouvoir les aborder intelligemment et de façon harmonisée en tant qu’équipe. Donc si je crois au RIF, c'est pour ça. 

SEMAINE NATIONALE DE L'IMMIGRATION FRANCOPHONE⁶

Du 6 au 12 novembre 2022, célébrons la  Semaine nationale de l’immigration francophone et contribuons à mettre en valeur nos communautés francophones plurielles et inclusives. Cette 10ᵉ édition consacrée à « Nos traditions et notre avenir » proposera une multitude d’activités rassembleuses pour apprécier les différentes traditions francophones et réfléchir à un meilleur avenir pour chacune et chacun.

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TÉMOIGNAGES 

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Le RIF est un partenaire important de notre école.

 Serge Carrière

Beaucoup de gens ont besoin d’aide lorsqu’ils arrivent ici et cela me touche. 

- Jean Kabongo

QUELQUES RENSEIGNEMENTS⁵

  • 2003 : Les premiers RIF voient le jour au Canada.

  • 2013 : Transition du Réseau de concertation vers RIF MB.

  • Les coordonnées du RIF MB :

       - site Web : https://rifmb.ca/

       - page Facebook : https://www.facebook.com/rifmanitoba/

       - Twitter : https://twitter.com/rif_mb

       - courriel : info@rifmb.ca

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Francofonds

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ENTREVUE AVEC MADELEINE ARBEZ, directrice générale

Comment je suis arrivée à Francofonds

À mon retour de Moncton, où j’avais obtenu ma maîtrise en administration des affaires, j'ai commencé à travailler au Festival du Voyageur. Ensuite, j’ai œuvré dans différents secteurs : en tourisme, en marketing, en gestion et puis à Ducks Unlimited Canada où je suis restée pendant 10 ans.

J’ai ensuite poursuivi des projets personnels et un jour, ma mère m’informe que Francofonds est à la recherche d’une directrice générale et m’incite à postuler en me disant : « Avec toute ton expérience, tu serais certainement un atout pour la fondation, tu pourrais aider ta communauté. »  J’y ai songé et j’ai réalisé que dans ma carrière, j’avais travaillé principalement avec des organismes de bienfaisance et surtout, toujours pour des causes qui me tiennent à cœur. Et ce poste à Francofonds concordait avec mon désir d’aider ma communauté francophone. Alors j’ai postulé et c’est ainsi que je suis arrivée ici, il y a 10 ans.

 

MISSION

« La mission de Francofonds est très claire : c'est l'épanouissement de la communauté d'expression française. Quand on parle de l'épanouissement d’une personne, on veut dire son mieux-être et ça comprend sa santé mentale, son état physique, l'environnement dans lequel elle vit, sa sécurité, sa place dans la communauté… est-ce qu'elle est seule, est-ce qu'elle s'ennuie, est-ce qu’elle a de la peine?  Francofonds, c'est une fondation qui s'occupe de ses citoyens et citoyennes. »

Ce que j’aime le plus de mon poste
 

Je dois avouer que dès que j'ai commencé ici, j’ai été emballée! Il y a beaucoup de bon monde, de très belles causes et je peux y utiliser mon expertise. À évoluer dans différents secteurs, j’ai développé diverses approches avec différents groupes et au moment d’évaluer un nouveau programme, je peux puiser dans mes expériences et mon vécu.

Puis on a une bonne équipe ici, le CA est fantastique et il y a beaucoup de bénévoles. Puis de voir des donateurs qui contribuent depuis longtemps, certains 2 $ par mois depuis la création de Francofonds, les groupes qui présentent les demandes et les résultats que l’on obtient, tout ça, ça me rappelle un peu mon enfance, ce que j'ai connu comme Franco-manitobaine. Je m'estime chanceuse de pouvoir me donner complètement à l’enrichissement de la collectivité. 

STRUCTURE

« Francofonds est une des premières à s’être doté d’une structure provinciale francophone à l'ouest du Québec. Elle a adhéré aux Fondations communautaires du Canada en 2018, et avec ce nouveau statut, a eu l'opportunité d'investir du capital avec la Winnipeg Foundation, qui est aussi une fondation communautaire et de bénéficier des avantages avec d'autres fondations communautaires. »

 

« La Winnipeg Foundation est la première fondation communautaire du Canada. Elle possède des comités et une structure de gouvernance et trouve les meilleures façons d'investir. Elle a un rendement exceptionnel en plus de stratégies pour protéger le capital contre toutes sortes de fluctuations. »

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ENTREVUE AVEC DIANE LECLERCQ, présidente du CA

Mon parcours jusqu’à la présidence du CA

J’ai travaillé au Secrétariat d’État et au ministère du Patrimoine canadien dans des programmes d’appui aux langues officielles pendant 35 ans et durant ce temps, je gérais des programmes pour la communauté francophone du Manitoba en plus de desservir les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut. Mes enfants profitaient de ces programmes, que ce soit à la garderie, dans leurs cours de danse ou de théâtre, mais je ne pouvais pas m’impliquer dans la communauté, car cela aurait constitué un conflit d’intérêts. Alors quand j'ai pris ma retraite en 2015, je me suis dit que j'aimerais travailler pour la communauté à un moment donné.

Lorsque Maria Chaput m’a approché pour que je me joigne à Francofonds, j’ai pensé que c’était un bon endroit pour utiliser mon expérience du domaine des subventions et en même temps redonner à l’organisme qui avait subventionné plusieurs des projets sportifs et culturels auxquels ma famille avait participé. À mon arrivée à Francofonds en 2017, je me suis mise à l'œuvre pour revoir les statuts et règlements et je suis devenue présidente du comité des politiques.

 

Après deux ans à titre de vice-présidente, j’ai accepté de remplacer Pauline Charrière à la présidence cette année, parce que je pense qu’on fait de bonnes choses et j'ai encore beaucoup à apporter. C’est le temps de revoir les politiques parce que l'organisme a presque doublé son capital et étant maintenant membre des Fondations communautaires du Canada, il faut vraiment s'aligner comme une plus grosse fondation et être bien outillé du côté des politiques pour continuer d’avancer.

Ce dont je rêve

Je veux pouvoir appuyer Francofonds de la meilleure façon possible pour qu’elle grandisse encore. Je veux voir l’augmentation de son capital pour assurer la pérennité du financement de projets dans la communauté. J’aimerais voir Francofonds appuyer des projets d'envergure…  même s’il y en a déjà quelques-uns, mais nous pourrions injecter de plus grandes sommes dans la communauté qui serait mieux outillée pour s’occuper de son propre financement et ainsi dépendre moins du gouvernement.

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TÉMOIGNAGES 

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Grâce à son agilité, sa créativité et la proximité des communautés, Francofonds a su collecter et redistribuer des fonds [...] 
 – Salwa Meddri

Les relations de la communauté camerounaise avec Francofonds sont tout à fait exceptionnelles. 

– René Tondji-Simen

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Francofonds est une histoire de famille. Nous avons des fonds de familles, [...] 

– Pauline Charrière

Mes parents m’ont appris l’importance de redonner à la communauté. 

- Diane Leclercq

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QUELQUES RENSEIGNEMENTS

  • 1978 : Début de Francofonds.

  • 2018 : Adhésion aux Fondations communautaires du Canada.

  • Les coordonnées de Francofonds :

       - site Web : https://francofonds.org/

       - page Facebook : https://www.facebook.com/Francofonds/

       - Twitter : https://twitter.com/francofonds

       - courriel : info@francofonds.org

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Santé en français

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ENTREVUE AVEC ANNIE BÉDARD, directrice générale

Mon arrivée à la direction de Santé en français

Je suis arrivée à Santé en français en 2007, à l’époque où l’organisme s'appelait le Conseil communauté en santé du Manitoba (CCS). J’avais occupé le poste de coordonnatrice du marketing et de la promotion au Centre d’entreprise des femmes pendant six ans, puis celui de directrice générale d’Envol 91 FM un autre six ans. J’avais besoin de changement et le CCS cherchait quelqu’un.

Ayant été très impliquée dans la francophonie comme bénévole, entre autres à titre de présidente du Réseau action femmes, de membre du conseil exécutif de la FCFA (Fédération des communautés francophones et acadienne), à l'Alliance des femmes, j’avais le goût de continuer d’œuvrer dans la francophonie. Mettre mes compétences et mon expérience dans le domaine de la santé, secteur crucial pour la population francophone et où il y avait tant à faire représentait un défi qui m’intéressait. 
 

Ce que j’aime le plus de mon poste
 

Ce que j'aime le plus, c'est de pouvoir positionner la population francophone dans ce secteur aussi crucial qu’est celui de la santé. Et, parce qu’on n’offre pas de services directs, j’aime travailler en collaboration avec les gens de différents milieux et de différentes professions qui offrent des services, et j’aime aussi faire partie du grand mouvement national chapeauté par la Société Santé en français (SSF). C’est une grande famille constituée des 16 réseaux de la santé en français dans les provinces et territoires du Canada, de la SSF, du CNFS¹ et de nos partenaires avec qui nous travaillons pour faire avancer la santé en français. Je trouve très enrichissant de travailler ensemble sur le plan national. 

Et aussi c'est APPRENDRE! Pour moi, apprendre a toujours été quelque chose d'important. La complexité de mon travail me plaît. Mon prédécesseur Léo Robert me disait : « Annie je pensais que l'éducation c'était compliqué, mais la santé et les services sociaux, oh my! ». Et puis aussi pour moi, c'est important de travailler pour une cause, il faut que j'aille le feu dans la bedaine. Travailler pour la francophonie, travailler pour une cause importante dans un secteur aussi vital, c'est ce qui me fait aimer mon travail.

Les réseaux de la Société Santé en français
– Le modèle du Dʳ Charles Boelen

En 2002, le Dʳ Charles Boelen enflammait l’assistance réunie à Ottawa en présentant le projet « Vers l’unité pour la santé (VUPS) » en vue d’une offre de services de santé centrée sur les besoins individuels et collectifs. Sa proposition d’unir cinq partenaires essentiels pour y arriver – autorités gouvernementales, gestionnaires d’établissements de santé, main-d’œuvre de la santé, institutions de formation et communautés – a inspiré la structure et le fonctionnement de la SSF et des 16 réseaux de santé.
Source : Conférence « Vers l’unité pour la santé », site Web de la Société Santé en français

L’ampleur de la tâche

 

Parfois, après une journée de travail, je me sens un peu comme Don Quichotte. Bien sûr, on a fait beaucoup d’avancées depuis les 15 dernières années. Cela ne paraît pas toujours, parce que ce sont des changements systémiques provoqués par notre influence sur le plan de la gouvernance. Mais honnêtement, on aurait besoin d'une équipe beaucoup plus grande parce que notre équipe de cinq personnes se traduit par l’équivalent, à peu près, d'une personne et demie pour réaliser un gigantesque mandat. Les autres personnes sont affectées aux services d'appui comme la formation linguistique, la traduction et le développement des plans qu'on présente au ministère de la Santé et des Services sociaux.

 

Donc c'est un carré de sable très défini. Nous offrons des services d'appui à des offices régionaux de la santé, à des régies des services à l'enfant et à la famille, à des établissements désignés bilingues et francophones, dont des services de traduction et de formation.

Ma vision pour l'avenir

 

Un avenir idéal pour Santé en français, c'est d'avoir les ressources pour faire notre travail et que les infrastructures de santé et les établissements soient vraiment équipés pour offrir les services en français. Mon rêve, c’est donc d’avoir tout ce dont on a besoin sur le plan de la santé primaire : des médecins bilingues, des infirmières et infirmiers bilingues, des infirmières praticiennes, des travailleurs sociaux et de faire en sorte que lorsqu’un individu se présente à un établissement qui est désigné bilingue, qu’en plus de l'affichage, tous les formulaires nécessaires soient traduits. Pour cela, il faut que les besoins inhérents à la population francophone deviennent intrinsèques à la culture. 
 
Un autre rêve, c’est de pouvoir avancer dans la mise en place des nouveaux modèles virtuels pour mieux servir les populations éloignées. Mais ça, ça prend un engagement de la pro
vince, ça prend des ressources et je suis d’avis que ça doit se faire aussi à l’échelle nationale. On a eu des discussions à ce sujet, on a étudié des modèles, maintenant il s’agit de passer à la mise en œuvre avec l’engagement des systèmes de santé.

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ENTREVUE AVEC DIANE POIRON-TOUPIN, présidente du CA

Mon parcours jusqu’à la présidence du CA

Au tout début, quand l’organisme s’appelait Conseil communauté en santé (CCS), il y a eu en même temps un mouvement communautaire pour revendiquer des services en français en santé et l’on avait formé des tables de concertation communautaire. J’étais à la table de concertation de ma région lorsqu’on m’a demandé de siéger au CA du CCS. Je l’ai fait pendant un mandat et j’étais beaucoup trop occupée pour continuer. Mais à ma retraite, vers 2015, je suis retournée au CA. L’organisme s’appelait maintenant Santé en français. Après les deux mandats de Francis Labossière à la présidence, j'ai été élue pour le remplacer, poste que j’occupe depuis 2020.

Durant ma carrière d’infirmière où j’ai travaillé à la fois dans un hôpital rural et en santé communautaire, j’ai acquis une connaissance interne du système de santé, ce qui est très utile dans mon poste.
 

Ce que j’aime le plus de mon poste
 

Ce que j'aime le plus, c’est de faire partie d’un réseau qui lui-même fait partie d’un grand réseau pancanadien. Dans chaque province et territoire, il y a des réseaux semblables à celui de Santé en français qui font partie d'un grand mouvement qui s'appelle la Société Santé en français. C’est très motivant pour moi de savoir qu’on discute des mêmes choses dans tous les réseaux, et surtout, de savoir que les outils que l’on développe ici vont servir ailleurs et vice-versa. Par exemple, nous avons conçu une série d’outils de formation sur l’offre active utile aux offices régionaux de santé (ORS) et aux établissements hospitaliers, et nous profitons du projet Café de Paris développé au Nouveau-Brunswick. Au Manitoba, il y a deux endroits où l’on utilise cet espace : St.Amant et l’ORS de l’Est.

CAFÉ DE PARIS

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Le Café de Paris est un espace informel qui permet aux membres du personnel d’acquérir ou de maintenir des compétences linguistiques de base en français, d’interagir en français à l’oral et d’obtenir des outils et des ressources pour pouvoir offrir des services dans les deux langues officielles. Le modèle a été développé au Nouveau-Brunswick par le Réseau de santé Horizon, en partenariat avec le Réseau-action Organisation des services.
Source : Site Web de la Société Santé en français

Des rêves qui se réalisent
 

Quand Santé en français a commencé, c’était avec le rêve que le système de santé reconnaîtrait enfin le besoin d’avoir des services en français, que le système de santé soit même obligé de les fournir, qu’il y aurait des postes-cadres responsables de ces services dans les ORS. Eh bien, 20 ans plus tard, ça existe! Ainsi, nous avons maintenant un poste désigné pour un responsable provincial de la santé des francophones dans le cadre du plan provincial sur les soins de santé en français de Soins communs Manitoba. Après près de cinq ans de travail sur ce projet, notre influence a permis la constitution d’un comité d’experts composé de médecins et de gens bien placés pour mener à bien cette initiative de transformation du système de santé en incluant l’aspect francophone. 

SOINS COMMUNS MANITOBA

Soins communs Manitoba réunit des experts cliniciens d’un bout à l’autre de la province pour offrir un système de santé centré sur les patients, accessible et réactif sur lequel les gens peuvent compter. Soins communs Manitoba planifie la prestation de services cliniques et préventifs dans l’ensemble de la province, avec l’aide de fonctions administratives centralisées qui font le meilleur usage possible des ressources humaines et financières et des biens d’infrastructure.
Source : Site Web de Soins communs Manitoba

TÉMOIGNAGES 

[...] je suis à l’écoute du pouls de la communauté, je peux transmettre ses besoins et aider à trouver des façons de les combler. 
 – Pierre Beaudoin

Sans la contribution avant-gardiste de Santé en français, nous ne serions certainement pas aussi avancés dans ce dossier.

– Joël Lafond

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Santé en français a été une source d'orientation et de soutien pour les services en langue française ici à St.Amant.  

– Colette Brodeur

Les services offerts par Santé en français nous aident beaucoup au Centre de santé Saint-Boniface. 

- Nicole Cazemayor

QUELQUES RENSEIGNEMENTS

  • 2002 : Création de la Société Santé en français à titre d’organisme national de service de santé en langue française. 

  • 2004 : Incorporation de Conseil communauté en santé du Manitoba, un des 16 réseaux de l’organisme national Société Santé en français.

  • 2014 : Conseil communauté en santé du Manitoba adopte le nouveau nom de Santé en français.

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ENTREVUE AVEC CHANTAL YOUNG, directrice générale 

Mon parcours jusqu’à la direction de Sports en français

J'ai commencé à m'engager dans la communauté dès un jeune âge. J'ai siégé au CA du Conseil jeunesse provincial (CJP) de 2003 à 2009. C’est justement pendant cette période, soit en 2006, que le Directorat de l’activité sportive du Manitoba (DAS), mis sur pied par le CJP en 1992, a été incorporé. Le DAS est devenu Sports en français en 2022. J’ai donc participé à son envol, en plus de siéger à son CA, et j'y suis maintenant à titre de directrice générale.

J'ai fait mon bac en récréologie à l'Université de Moncton, où j’ai étudié le sport, le loisir et le tourisme, entre autres. De retour au Manitoba, j’ai travaillé pour quelques organismes avant de me retrouver finalement à Sports en français.

Lorsque le poste de direction générale s’est ouvert, j’étais bien tentée, mais le moment n’était pas propice puisque j’attendais un enfant. Je croyais devoir attendre à plus tard, mais le président de l’époque, Joël Martine ainsi que plusieurs personnes de mon entourage m’ont encouragée à postuler. J’ai suivi leurs conseils, obtenu le poste à l’automne 2018… que je n’ai pas occupé tout de suite parce que mon bébé est arrivé peu après. Il y a donc eu une direction intérimaire et j’ai réellement commencé en janvier 2020. Deux mois avant la pandémie… un autre enfant plus tard, et je suis de retour depuis avril de l'année dernière. Mais je suis toujours restée en contact et je collaborais avec la direction intérimaire. 

L’aspect de mon travail qui m’enthousiasme le plus
 

Pour avoir grandi à Saint-Claude avec des parents très engagés (père Chevalier de Colomb, pompier volontaire, mère impliquée dans la paroisse, dans l’école, Mini franco-fun, comité culturel), l’engagement communautaire est devenu une de mes valeurs principales, simplement par l’exemple. Donc, travailler dans un organisme communautaire, un organisme qui fait avancer la francophonie ici au Manitoba, c’est ce qui me motive le plus. 

En même temps, je crois beaucoup dans tout ce qui est vie active, la santé physique et la santé mentale, ce qui est le plus important pour la santé globale de la communauté. Donc, pouvoir mettre en place des programmes qui permettent aux gens de vivre une vie plus active ou de découvrir de nouveaux sports, de nouvelles activités, ça vient me chercher dans les tripes.

Ma vision

 

J’aimerais que tout le monde ait non seulement les occasions, mais le désir de bouger en français, que ce soit par des sports d'équipe ou de l'activité physique individuelle. Et qu’on utilise le sport comme point de rassemblement de la communauté, je pense qu’un exemple parfait de cela c'est le Bonspiel de la francophonie manitobaine. La preuve est que nous venons de célébrer le 50ᵉ anniversaire de cette activité qui est devenue une tradition bien ancrée.

Ce qui est très important aussi pour Sports en français, c'est que notre mission se répercute à l’aide d’autres organismes. Par exemple, la Fédération des aînés de la francophonie manitobaine a une très bonne programmation d'activités physiques que nous appuyons. Nous n’avons pas à accaparer toute la place, au contraire, ces organismes connaissent bien leur clientèle et sont en mesure de lui offrir ce dont elle a besoin

Une tradition de la francophonie manitobaine depuis 1972, le Bonspiel de la francophonie manitobaine est le plus grand tournoi de curling annuel en français qui rassemble les amateurs de curling de tous les niveaux et de tous les âges des diverses communautés francophones de la province pour s’amuser et célébrer notre francophonie, ainsi que le sport et l’activité physique.

Source : https://sportsenfrancais.ca/bonspiel/

L'espoir pour le futur

 

Je trouverais ça vraiment formidable que les autres organismes provinciaux de sports, partenaires de Sport Manitoba, se sensibilisent à l'importance d'offrir des services en français et commencent à bâtir leurs ressources à cet effet. Entretemps, on est là pour essayer de les appuyer et de les encourager à le faire, ce qui se produit souvent par l'entremise de notre programmation. Par exemple, c’est par le biais de nos programmes d'initiation aux sports que Cheer Manitoba nous a approchés pour offrir des programmes en français. Ça, pour moi, c’est un très bel exemple de la façon dont Sports en français peut travailler avec un organisme provincial de sport pour offrir quelque chose en français. Un autre exemple : pendant un de nos camps sport et plein air, les jeunes ont pu accueillir l’association Manitoba Fencing pour un atelier d'escrime.

Quelques défis de taille

 

On fait face à plusieurs barrières, selon les programmes. C’est parfois un manque de ressources humaines, une lacune en infrastructure, comme l’accès à des salles et à des gymnases et, bien entendu, l’insuffisance de fonds. Ce qui fait que même si nous avons les idées pour de beaux projets, souvent, ils tombent à l’eau ou n’obtiennent pas le succès attendu. Souvent, on ressent de l’essoufflement chez nos bénévoles qui sont généralement les mêmes. Il faudrait pouvoir aller chercher de nouvelles ressources afin d'éviter la fatigue et la démotivation. Pour cela, il faut pouvoir investir dans la formation pour l’obtention de la certification requise pour être entraîneur. 

Mon plus grand défi personnel est de conserver un équilibre sain entre mon engagement à Sports en français et mon rôle de mère de famille. Faire croître un organisme, générer plein d'idées, ça demande beaucoup de motivation, beaucoup d’énergie. Il me faut garder la juste mesure pour ma santé mentale et physique. 

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ENTREVUE AVEC GEORGETTE DUPUIS, présidente du CA 

Mon arrivée à la tête du conseil d’administration

Je connais Chantal, la directrice, depuis de nombreuses années. Lorsque je travaillais au Centre de santé de Saint-Boniface, elle faisait partie d’un sous-comité que je dirigeais et un jour, sa secrétaire ayant quitté, elle m’a offert de pourvoir le poste. Ça tombait bien, je prenais justement ma retraite du Centre de santé. Aussi, l’idée de m’impliquer dans la communauté et de travailler pour les jeunes me plaisait. Je savais qu’à titre de secrétaire, je serais en mesure d’apprendre le fonctionnement de l’organisme et de voir où je pouvais être utile. Ensuite, le président du CA a écourté son terme et je me suis présentée pour le remplacer. Je venais de terminer un cours de leadership et je comptais mettre en pratique mes nouvelles connaissances. J’ai été élue officiellement en septembre 2023.

Des difficultés


 Comme dans plusieurs autres CA, le grand roulement du personnel nuit pour bâtir une équipe forte. Avec seulement deux employés à temps plein et quelques contractuels, nos ressources humaines sont limitées. De même, nos ressources financières suffisent à peine à maintenir les programmes en place, soit le curling, le soccer, les camps. 

Ma contribution
 

J’essaie de bâtir une relation de confiance avec la DG et en même temps de travailler à l’organisation et à la structure du CA. Un aspect important est le travail en partenariat. On ne peut pas tout faire seuls, il faut donc trouver des façons de travailler plus efficacement avec nos partenaires dans les collectivités pour que ça devienne un projet de société; comment répondre aux besoins; comment augmenter la participation à nos activités, afin que davantage de gens puissent en profiter. 

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Commencé en 2009, le Fonds sport et activité physique a été créé à Francofonds afin d’encourager l’organisation de projets qui feront bouger et rassembleront la communauté d’expression française au Manitoba.

Pour appuyer ce fonds, merci de contacter info@francofonds.org

Mes préférences
 

Personnellement, ce sont les programmes étalés sur plusieurs semaines que je préfère, comme les séances de badminton ou de soccer, parce qu’ils permettent de se mettre en forme et de former des amitiés. Sports en français, c’est autant pour le sport que pour les rassemblements, les occasions de se parler en français. Ayant été démarré par le CJP, Sports en français est naturellement orienté vers les jeunes. Maintenant, j’aimerais voir s’y développer davantage d’activités et de projets pour les personnes plus âgées et pour les femmes, les femmes immigrantes plus particulièrement.

TÉMOIGNAGES 

Je vois de mes propres yeux comment cela [ces initiatives] unit et dynamise la francophonie manitobaine.
 – Mehdi Amazouz

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Cette aisance et cette zone de confort [...] sont cruciales au développement et à l’épanouissement du jeune franco-manitobain.

– Yanick Laroche

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QUELQUES RENSEIGNEMENTS

  • 1992 : Le CJP met sur pied le projet du Directorat des sports qui propose des activités sportives et physiques visant la jeunesse francophone du Manitoba. 

  • 2006 : Incorporation du Directorat de l’activité sportive du Manitoba Inc (DAS).

  • 2022 : Le slogan jusque là utilisé par le DAS, Sports en français, devient le nouveau nom de l'organisme.

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La Fédération des aînés de la francophonie manitobaine

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ENTREVUE AVEC LUCIENNE CHÂTEAUNEUF, directrice générale 

Mon arrivée à la direction

C’est après avoir été directrice de la Maison Gabrielle-Roy durant plusieurs années que je suis arrivée à la FAFM au tout début de 2014. J’allais remplacer Diane Fontaine qui prenait sa retraite comme administratrice. J’étais prête pour un changement et ce nouvel emploi représentait un défi intéressant. Un an plus tard, je prenais le poste de directrice générale. Quand j’ai accepté ce dernier poste, j’étais vraiment prête à prendre davantage de responsabilités et à m’engager dans la prise de décisions.  

Mes réalisations
 

Durant mon « règne », on a réalisé des projets dont je suis assez fière : Un air de communauté, Cœur d’artiste et le projet Vieillir chez soi, qui est d’envergure et dont je vois la pérennité, permet de regarder vers l’avenir.

Il y a une équipe formidable qui travaille sur le projet Vieillir chez soi. Je souhaite que dans quelques années, quand ce sera à mon tour de prendre ma retraite, je puisse continuer de suivre les retombées du projet Vieillir chez soi.
 

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Le projet Vieillir chez soi de la FAFM offre du soutien aux personnes aînées qui habitent encore dans leur maison ou dans leur appartement, ou qui sont autonomes, mais habitent en résidence.

Le projet offre une multitude de services bénévoles ou à coûts modiques : par exemple, l’aide aux petits travaux d’entretien dans la cour et la maison, des visites amicales et un service de transport bénévole.
 

Source : Site Web de la FAFM

Des services à mon service…
 

En ce moment, travaillant à temps plein, je peux difficilement profiter de certains programmes qui se déroulent durant la journée, mais lorsque je prendrai ma retraite, j’espère bien bénéficier par exemple du Conseil des francophones 55 + où il se fait beaucoup d'activités physiques. Je pourrai éventuellement tirer parti de services d’aide à domicile ou bien d'accompagnement pour aller faire l'épicerie à l’aide du service de transport bénévole.

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Il s’agit d’un programme communautaire parrainé par la Fédération des aînés de la francophonie manitobaine (FAFM).

Son mandat est d’assurer l’accessibilité et la disponibilité de services et de programmes, en français, pour les personnes de 55 ans et plus qui résident à Winnipeg et d’aider la clientèle visée à maintenir son autonomie et à améliorer sa qualité de vie.
 

Source : Site Web de la FAFM

Ce qui me motive
 

J'adore mon travail, j'aime beaucoup ce que je fais et ce que j’aime le plus, c’est de pouvoir utiliser mes talents d’organisatrice à bon escient. J’aime décortiquer un document de planification et aboutir à un projet concret à partir de ce document.

J’aime aussi créer des projets et les mener à la réussite… il y a plusieurs facettes à mon travail comme la rédaction de documents en français, ce que j’aime beaucoup aussi. Une autre belle réalisation de la FAFM, c’est la série de balados débutée en octobre 2023 qui met en valeur les personnes aînées et leur parcours de vie, ainsi que celui de nouveaux arrivants.

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Jamais trop tard, c'est l'émission balado informative et divertissante de la Fédération des aînés de la francophonie manitobaine.

Source : Site Web de la FAFM

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ENTREVUE AVEC SUZANNE KENNELLY, présidente du CA

Comment je suis arrivée à la tête du CA de la FAFM

 

Durant mes activités de près de 30 ans à Radio-Canada, on m’a souvent demandé de participer à des conseils d’administration, mais il y avait toujours la question du conflit d’intérêts. Mais arrivée à la retraite, j’ai enfin eu les coudées franches afin de pouvoir contribuer à la communauté franco-manitobaine.

Et, justement parce que j’étais à l’âge de la clientèle de la FAFM, en pleine possession de mes moyens, avec de l’énergie et du temps, j’ai eu le goût de dépoussiérer l'idée générale que les gens peuvent se faire de cette clientèle. Pour moi, c’est une période de vie extraordinaire et riche et il est important de revigorer l’idée de faire partie d’un organisme comme celui-ci. Et pour cela, on doit inciter les plus jeunes, ceux de 50 ans et plus, à ne pas attendre d'avoir 80 avant de se joindre à la FAFM.

Ce que j’aime dans mon poste

 

J’aime tout ce qui est collaboratif. Lorsqu’on rassemble des gens, que ce soit dans un conseil d'administration ou dans un groupe d'exercices, peu importe, tout le monde travaille ensemble, et ça, je trouve ça pas mal extraordinaire, c’est très motivant pour moi.

Ce que j’aimerais…

 

Le projet qui me tient à cœur, c’est Vieillir chez soi. C’est un très beau programme qui nécessite qu’on lui apporte un peu plus de soutien, de services. Toutes les statistiques le démontrent : la meilleure façon de rester alerte et en santé, c’est de rester chez soi, dans son environnement, dans ses affaires. 

Alors un programme qui permet aux gens de rester à la maison le plus longtemps possible, de rester proche de leur communauté, de leur famille, de leurs enfants, pour moi, ça vaut qu’on lui accorde un maximum de ressources. Nous sommes d’ailleurs à l’avant-garde de ce mouvement national qui vise à mettre des ressources en commun pour que les gens puissent vivre chez eux.

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Le fonds de la FAFM, créé auprès de Francofonds, est une entreprise qui traduit à juste titre la maturité et la sagesse de l’action communautaire, chère aux personnes du bel âge, et de leur volonté d’engagement au profit de la collectivité.

Source : Site de Francofonds

Mes deux événements coup de cœur

 

On a deux événements annuels qui sont très importants pour moi : le Rendez-vous des amis pendant le Festival du Voyageur et Grouille ou rouille. Ça fait chaud au cœur de voir des centaines de personnes se rassembler pour des retrouvailles annuelles et faire des activités de mieux-être.

TÉMOIGNAGES 

Cet organisme représente pour moi un trésor pour la santé sous toutes ses formes [...].
 – Marie T. Fenez

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La santé de nos aînés est très importante et je suis honorée et fière de faire partie de cette équipe extraordinaire [...].

– Brigitte Arondel-Parent

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C’est important de demeurer en santé, car, même quand nos enfants sont adultes, ils ont encore besoin de notre aide.
 – Joanne Lussier-Demers

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Dans le cadre de nos activités, j’ai découvert des gens extraordinaires que je n’aurais pas pu rencontrer si je n’avais pas été membre de la FAFM.

– Suzanne Kennelly

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QUELQUES RENSEIGNEMENTS

  • 1978 : La corporation a été constituée en personne morale sous la Loi des Corporations du Manitoba. 

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Conseil de développement économique
des municipalités bilingues du Manitoba

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ENTREVUE AVEC MADELEINE ARBEZ, directrice générale 

Mon arrivée au CDEM

Plusieurs facteurs ont concouru à mon arrivée au CDEM, dont mon intérêt pour le développement économique et ma connaissance des dossiers. Déjà à Francofonds¹, j’avais contribué à plusieurs programmes destinés aux municipalités bilingues, et je voyais l’occasion de mettre mon expérience et mon expertise directement au service de ces municipalités.

Créé en 1996, le Conseil de développement économique des municipalités bilingues du Manitoba (CDEM) est le moteur du développement économique dans 15 municipalités bilingues du Manitoba. Nous sommes actifs dans les secteurs d’employabilité et immigration, appui aux entreprises, développement économique communautaire, tourisme, jeunesse et communications.

Source : cdem.com

La transition
 

J’ai commencé à intégrer mon nouveau poste au CDEM au début de l'année 2023 et cette intégration, étalée sur quatre mois, s’est faite en douceur, grâce à une entente entre Francofonds et le CDEM. Cela m’a permis d’appuyer Francofonds jusqu’à ce qu’on y trouve quelqu’un pour pourvoir mon poste. 

Les défis
 

Un des premiers objectifs est de compléter la planification stratégique triennale en consultation avec les parties prenantes, dont les bailleurs de fonds, le conseil, etc. Nous sommes déjà bien avancés, cela demeure notre priorité de terminer ce plan. Aussi, le renforcement des acquis et des forces du CDEM afin que les municipalités bilingues continuent à prospérer et à s’épanouir en français. Je suis fortement engagée dans la francophonie, et la présence de celle-ci dans le développement économique est vitale pour la prospérité de tous.

SECTEURS

  • EMPLOYABILITÉ ET IMMIGRATION

  • APPUI AUX ENTREPRISES

  • DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE COMMUNAUTAIRE

  • TOURISME

  • JEUNESSE

  • COMMUNICATIONS

Les programmes
 

En plus de desservir les municipalités bilingues qui sont nos clients primaires, le CDEM fait du travail d’appui. Nous possédons des experts en immigration économique, en employabilité, en tourisme, en développement économique communautaire et en jeunesse. Dans chacun de ces secteurs, nos experts développent des stratégies et des programmes qui s’intègrent aux municipalités bilingues. Ces programmes leur permettent d’attirer la clientèle qui leur permettra de se développer davantage. 

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La Fosse aux lions est un concours de présentations fait sur mesure pour mousser votre fibre entrepreneuriale et faire connaître votre produit, idée d’entreprise ou projet d’expansion. Pour être admissible, vous devez pouvoir communiquer en français et faire des affaires au Manitoba.  

Quatre finalistes sont retenus pour la grande finale qui se déroule annuellement au mois d’avril.

Source : cdem.com
 

L’immigration francophone
 

Nous nous devons de contribuer à l’augmentation des occasions d’emploi en français afin de soutenir l’intégration des nouveaux arrivants francophones qui nous permettront d’être des communautés d’expression française diversifiées et inclusives qui, par la suite, accroissent la demande pour nos services. Je crois sincèrement que nous sommes sur la bonne voie.

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Le programme Destination Manitoba vise à faire connaître les opportunités qu’offre le Manitoba aux candidats francophones qualifiés et motivés. Pour cela, le CDEM organise régulièrement des événements de recrutement dans différents pays, où il rencontre les candidats potentiels, leur présente la province et ses atouts, leur propose des offres d’emploi adaptées à leur profil et les aide à préparer leur dossier d’immigration.

Source : voyageretreussir.com

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ENTREVUE AVEC GAB-RIEL « PIT » TURENNE, président du CA

Mon arrivée à la tête du CA

 

Je suis arrivé au CDEM par le biais du tourisme, celui-ci étant un des six secteurs de l’organisme. C’est mon expérience dans ce domaine à Aikens Lake Wilderness Lodge, qui date de ma tendre enfance, ma participation aux conseils d’administration de l’Association des loges (Manitoba Loges and Outfitters associations), de la Chambre de Commerce de Saint-Boniface ainsi que mon implication au Conseil économique du premier ministre de la province du Manitoba et à Voyage Manitoba qui m’a mis sur la liste de l’Association des municipalités bilingues du Manitoba (AMBM), comme candidat potentiel à la tête du conseil d’administration du CDEM. 
 

Je venais tout juste de me joindre au CA de Tourism Industry Association of Manitoba, nouvellement créé pour répondre au besoin identifié lors de la pandémie d’avoir un organisme porte-parole auprès du gouvernement lorsque Justin Johnston, chef de la direction de l’AMBM², m’a approché et communiqué l’urgence de pourvoir le poste vacant au CA du CDEM. 

Les réalisations dont je suis fier

Ma femme a grandi à Sainte-Anne et les membres de sa famille viennent de La Broquerie et Saint-Malo, alors j’ai beaucoup vécu dans ces communautés représentées par le CDEM. Mon grand plaisir, c’est de voir ces communautés grandir et s’épanouir. Quand on pense aux nouveaux arénas à Saint-Malo et à La Broquerie, l’épicerie Coop à Sainte-Anne qui vient d’ouvrir ses portes… ce sont tous des projets qui ont reçu l’appui du CDEM, notamment dans la recherche de financement. 

Les deux plus grands secteurs au CDEM sont l’immigration et l’employabilité. Et, sachant que durant les dernières années, il y a un grand manque d’enseignants et de personnel de garderies, il nous faut trouver les gens pour pourvoir ces postes. 

Quand j’ai débuté dans ce poste, il y avait 15 municipalités bilingues. Aujourd’hui, quatre nouvelles viennent de s’ajouter au lot. Elles y voient la valeur d’être en mesure d’offrir des services bilingues et d’attirer le financement nécessaire aux projets d’infrastructure. Il y a en ce moment un grand élan du côté de l’AMBM, du CDEM et d’Éco-Ouest pour appuyer nos communautés. 
 

Projets d’avenir

En ce moment, nous nous concentrons sur des buts à court terme, mais le travail de ces deux dernières années va servir de fondation aux projets du futur. Dans les manques à combler chez nos municipalités rurales, par exemple, il y a un besoin criant de logements pour les 55 ans et plus, pour les gens qui désirent vieillir dans leur communauté. Dans le cadre de la stratégie nationale sur le logement, le gouvernement fédéral a lancé l’an dernier le Fonds pour accélérer la construction de logements (FACL) et l’AMBM vient d’y soumettre six projets de construction de logements dans les municipalités, dont Saint-Laurent et Saint-Malo.
 

² C’est l’AMBM qui a créé le CDEM en 1996 ainsi qu’Éco-Ouest Canada et à eux trois, ces organismes appuient les municipalités bilingues. 

TÉMOIGNAGES 

Le CDEM fait une différence dans la vie de ses clients [...]
 – Irina Ivanov Bissonnette

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D’après moi, l’entrepreneuriat est la clé de la survie de nos communautés bilingues. 

– Joel Lemoine

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Ce fut une expérience vraiment unique qui m’a permis de me dépasser et de faire des rencontres marquantes [...]
 – Jennifer Marcheterre

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Je sais que mon travail est utile quand il apporte une aide concrète à nos clients [...]

– Rim Zaimi

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QUELQUES RENSEIGNEMENTS

  • 1996 : Création du Conseil de développement économique des municipalités bilingues du Manitoba (CDEM) par l’Association des municipalités bilingues du Manitoba (AMBM)

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ENTREVUE AVEC BREANNE LAVALLÉE-HECKERT, directrice générale

Mon engouement pour le festival

Comme plusieurs Manitobains et Manitobaines, j’ai participé au Festival du Voyageur depuis un jeune âge. En grandissant, j’ai commencé à mieux comprendre l’importance du festival à plusieurs points de vue. Mes études en droits de la personne et mon travail auprès de la Direction des langues officielles au ministère de la Justice à Ottawa m’ont donné une autre perspective de cet événement rassembleur pour notre culture et pour notre langue. Il ouvre la porte aux échanges d’idées et offre l’occasion de promouvoir le français en partageant notre francophonie avec les anglophones ainsi qu’avec les nouveaux arrivants. 

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La shed à Léo

Depuis les débuts du festival, nous avons accumulé plusieurs objets souvenirs que nous aurons le plaisir de présenter lors du Festival du Voyageur 2025. Cette exposition aura lieu dans la shed à Léo La Tuque, devenu la mascotte du festival en 1972. 

Comment je suis arrivée à la direction
 

C’est peu après le festival 2023, où je m’étais impliquée dans l’activité de sculpture, que j’ai vu l’ouverture du poste affichée sur Instagram. Encore toute motivée de mon expérience, j’ai décidé de postuler. Je suis entrée en fonction en juillet 2023.

Ce que j’aime le plus
 

Ce qui me plaît le plus, c’est le travail d’équipe. Dans un festival comme le nôtre, on a besoin de travailler très fort et la joie et la passion que chaque membre de l’équipe apporte sont très encourageantes et stimulantes à la fois. C’est ça, la magie du festival et c’est ce qui nous permet de rêver, de recréer et de renouveler le festival d’année en année. 

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Les défis, les buts
 

Je crois que ce dont nous avons besoin maintenant au festival, c’est d’une cheffe d’équipe ouverte aux changements et pas trop concentrée sur un résultat particulier. Nous sommes dans un moment de transition en ce moment : notre statut est passé d’organisme à but non lucratif à organisme de bienfaisance en 2023, nous avons un nouveau président et un nouveau comité exécutif et nous travaillons à produire un nouveau plan stratégique l’an prochain. Donc pour moi, c’est important d’être ouverte à toutes les idées pour bien refléter les besoins de la communauté.

Mon désir est de pouvoir gérer l’organisme d’une manière inclusive de façon à ce que tous les membres de l’équipe aient le sentiment de faire partie des décisions et des choix que l’on fait à titre d’organisme. 

Vision
 

Le Festival du Voyageur est un festival communautaire et mon but est que, au-delà des divers défis rencontrés, le festival soit pris en charge par la communauté. Et c’est ma tâche de m’assurer qu’il y ait un dialogue, une synergie entre le festival et la communauté, parce que sans cela, il n’y a pas de fête. Je rêve que chaque festivalier ait le sentiment de faire partie de quelque chose de plus grand, d’une culture vivante qui évolue. 

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ENTREVUE AVEC YANNICK FRÉCHETTE, président du conseil d'administration

Comment je me suis retrouvé à la tête du CA

 

Dès mon retour au Manitoba au début de 2019, suite à mes études médicales, j’ai senti le besoin de renouer avec ma communauté. Peu après, des amis membres du CA du Festival du Voyageur m’ont approché pour sonder mon intérêt à me joindre à eux. 

J’étais tenté : ça me permettait de me reconnecter avec l’aspect culturel et artistique de la communauté francophone. De plus, le mandat d’inclusivité et d’intégration sociale du festival, la réconciliation, tout ça m’attirait grandement et s’accordait bien avec ma carrière de médecin. J’ai donc intégré le CA en 2020 à titre de conseiller et je suis devenu vice-président en 2022, pour finalement accéder à la présidence en 2024. 

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Mes compétences au service du CA

Dans ma carrière, la communication joue un grand rôle. J’ai pu développer mes capacités de gérer plusieurs dossiers simultanément, de jongler avec des situations complexes et de bien écouter les gens afin de comprendre leur point de vue et tout ça, c’est un grand atout lorsqu’il s’agit de résoudre des problèmes et de faire des compromis en vue de trouver la meilleure solution pour l'organisme.

Les enjeux

On veut essayer de rejoindre tous les francophones, que ça soit inclusif pour tous les nouveaux arrivants, les francophiles, les personnes qui ne parlent pas français, mais qui veulent en apprendre davantage à notre sujet... Il faut continuer à développer le programme scolaire, lequel a pris une énorme ampleur durant la pandémie. À ce moment-là, le festival a dû pivoter pour offrir sa joie de vivre de différentes façons. En fin de compte, la pandémie nous a permis d'innover, d’étendre l’offre de notre programmation aux élèves à un plan international. C’est une belle niche que nous avons découvert face à l’adversité qu’a représenté la pandémie.

Un autre enjeu vital est de s’efforcer de rejoindre des communautés qui n’ont pas encore le sentiment de faire partie de notre grande famille. Depuis les 20 dernières années, il y a eu beaucoup de nouveaux arrivants et nous devons accueillir ces nouveaux membres venus d’ailleurs qui cherchent à faire leur place ici. Il existe déjà une belle diversité au festival, mais il faut continuer à nourrir cette ouverture envers les autres. 
 

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Ce qui m’enthousiasme

Je fais partie du nouveau comité pour le réaménagement du parc du Voyageur (le parc Whittier), et nous avons comme mandat de définir une orientation stratégique pour retransformer cet endroit crucial pour la communauté de voyageurs dans l’histoire de Saint-Boniface. On veut prendre le temps de trouver la bonne recette, et de s’assurer que les visiteurs s’y sentent bien accueillis, comme s’ils font partie de la communauté.

 

Au sujet du festival lui-même, nous devons continuer à l’améliorer et à le rendre plus inclusif. Imaginer ce que pourrait être un festival en 2030, en 2040, en considérant sa viabilité, et le respect de l'environnement est très stimulant pour moi.

TÉMOIGNAGES 

Le Festival du Voyageur est très bien ancré dans ses valeurs. [...]

– Yannick Fréchette

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Cette joie de vivre qui ressort de ce temps si froid et sombre [...]
 – Breanne Lavallée-Heckert

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[...] le Festival du Voyageur, c’était comme aller dans un pays lointain, entrer dans un univers magique [...]

– Vincent Blais-Shiokawa

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[...] nous aimons beaucoup rencontrer du nouveau monde et répandre la joie de vivre [...]
 – Famille Hutlet

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QUELQUES RENSEIGNEMENTS

  • C'est en 1967 que l'idée d'une fête hivernale célébrant la francophonie manitobaine prit racine chez quelques citoyens de Saint-Boniface. 

  • La première édition de cette fête a eu lieu en 1970.

  • Aujourd'hui le plus grand événement francophone dans l'Ouest canadien, le festival accueille plus de 75 000 par année.

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ENTREVUE AVEC MONA-ÉLISE SÉVIGNY, présidente

Mon parcours vers la présidence

Après mes études au CUSB, j’ai enseigné au Québec pendant quelques années. Puis, j'ai décidé de revenir au Manitoba où l’on offrait des conditions d'emploi avantageuses... sans compter que je m'ennuyais du Manitoba, des gens d'ici. Dès mon retour, en 2016, je me suis impliquée aux ÉFM parce que je connaissais l’importance du travail qu’on y faisait. J'ai été élue au CA l’année suivante et j’ai agi à titre de conseillère durant six années pendant lesquelles j’ai présidé le comité des communications et fait partie de plusieurs autres comités… tout ça, en plus d’enseigner. Ce travail bénévole, c’est vraiment par amour pour la langue et surtout pour l’avancement de l’enseignement en français au Manitoba que je l’ai fait. J’ai été élue présidente lors de l’AGA du 27 avril 2024.

L’organisme Éducatrices et éducateurs francophones du Manitoba (ÉFM) est une agence professionnelle de la Manitoba Teachers Society (MTS) et représente tous les enseignants des programmes d’immersion et francophones de la province, soit environ 2 100 membres. Les ÉFM contribuent au développement professionnel de tous leurs membres.

Pendant mon mandat de deux ans
 

Lors de la dernière AGA, il y a eu plusieurs bonnes décisions, dont la création de deux postes désignés au sein du CA qui entreront en vigueur lors de la prochaine AGA : une personne pour représenter les perspectives autochtones et une autre pour représenter les enseignants formés à l’international. C’est très important pour moi que tous ces gens aient une place autour de la table.

 

La francophonie a évolué depuis les 15-20 dernières années et je suis fière que nous ayons maintenant un comité spécial pour nos enseignants formés à l'international. Ceci fait partie des solutions pour contrer la pénurie et améliorer la rétention des enseignants, nos grands enjeux en ce moment en éducation. Il nous faut trouver les façons de bien appuyer nos enseignants en poste, dont ceux formés à l’international qui vivent des réalités différentes et auxquels on doit donner la parole afin de connaître leurs besoins.

 

Notre slogan, aux ÉFM, c’est « Les ÉFM de partout… » et je me plais à ajouter « … de partout et pour tous » et c’est ce qui me tient à cœur : que tout le monde ait une place aux ÉFM.

« Les ÉFM jouent un rôle d’interlocuteur aux paliers national et interprovincial, et répondent à vos besoins en offrant des services en français dans le domaine de la formation continue par le biais d’ateliers destinés au personnel enseignant débutant et en mi-carrière, d’un programme de jumelage et des conférences pédagogiques provinciales. » Source : site Web des ÉFM

Entre autres, la présidence des ÉFM est membre d’office de comités nationaux d’éducation de la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (CTF/FCE). Les ÉFM sont aussi un membre fondateur de la CAFÉ qui est la Conférence des associations francophones d’éducation.
 

Les défis

 

Le mandat des ÉFM, c'est de servir nos membres oui, mais c'est aussi d’examiner l'état de l'éducation en français au Manitoba, n'est-ce pas? Lors de ma tournée des écoles de la province, au mois d’octobre, j’ai pu écouter les enseignants autant des programmes d'immersion que ceux des programmes de langue française. Et dans cette diversité qu’est la francophonie manitobaine, on retrouve des points communs : la pénurie des enseignants et la fatigue des enseignants en poste. C’est donc à nous de trouver les façons de les appuyer, en utilisant, entre autres, notre budget attribué au perfectionnement professionnel. L'idée est d'être le plus présent possible pour nos membres en leur faisant connaître les ressources en français disponibles, qui sont parfois plus difficilement accessibles en milieu minoritaire. Parce que c’est le même son de cloche partout : manque de ressources, manque de ressources, manque de ressources.

Des solutions

Nous avons déjà beaucoup de choses en place comme les octrois financiers offerts à nos membres pour le développement professionnel et pour les relations publiques. Il y a aussi des réseaux d'apprentissage régionaux, qui soutiennent des groupes d’enseignant·es qui veulent développer et entretenir un réseau de relations professionnelles entre eux.

Donc on a ces octrois-là pour permettre un échange entre les programmes, puis aussi pour s'appuyer les uns les autres et valoriser nos ressources respectives et les rendre accessibles.

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Ce que j’aime le plus

Les membres, toutes mes rencontres avec eux quand je vais me promener dans la province, mais aussi quand les gens viennent à nous dans les bureaux de la MTS où je travaille. Les membres viennent ici pour les comités, les conseils des écoles et des représentants de partout de la province viennent nous rencontrer. Je ressors de ces rencontres-là vivifiée, parce que c'est une belle énergie qu’on retrouve chez les gens qui veulent apprendre, qui veulent se connaître, qui veulent se côtoyer. C'est très encourageant pour moi de voir ça. 
 

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Dès 1968, le tout premier Conseil des ÉFM a décidé de publier une revue. Depuis, il y a eu trois numéros de l’Inform-Action par année.

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ENTREVUE AVEC BRAHIM OULD BABA, chef de département à la MTS

Mon arrivée à ce poste

 

J’ai été enseignant à la DSFM durant sept ans et dès le début, je me suis impliqué auprès des ÉFM avant d’arriver à la Manitoba Teacher’s Society (MTS), il y a 10 ans. Cet organisme représente les 16 600 enseignants d’environ 700 écoles publiques au Manitoba et dont les membres œuvrant en français sont représentés par l’organisme Éducatrices et éducateurs francophones du Manitoba (ÉFM). Dans le cadre de mon travail avec la MTS, une partie importante de mon rôle est de travailler avec les ÉFM. Il y a quatre ans, je suis devenu chef de département des services professionnels et services en français tout en gardant le même rôle qui est d’appuyer le CA des ÉFM en ce qui a trait à la gouvernance. Je travaille donc de très près avec le CA, sa présidente, ainsi que plusieurs de ses comités.

Ce que j’aime le plus

 

Ce qui m’anime, c’est le service aux membres et plus particulièrement ceux qui travaillent en français. Il faut savoir que les ÉFM, c’est le seul organisme provincial de tout le Canada qui regroupe à la fois les enseignants qui travaillent en français et ceux qui travaillent en immersion française. Partout ailleurs, ce sont des regroupements séparés. Nous sommes donc uniques dans le genre à former une connexion entre ces deux mondes et ceci, depuis le tout début de l’histoire des ÉFM.

À sa fondation, en 1968, l’organisme s’appelle la Société des enseignants de langue française (SELF) et regroupe les enseignants des diverses divisions scolaires qui travaillent en français. Elle est alors un groupe spécialisé, affilié à la Manitoba Teachers’ Society (MTS), laquelle fournit les services d’un cadre francophone. En 1972, SELF est renommée Éducateurs franco-manitobains et la MTS lui accorde une affiliation. C'est à l'AGA de 1986 que l’Association est renommée les Éducatrices et éducateurs francophones du Manitoba.

Les partenariats

Les ÉFM s’occupent de toutes les questions liées à l’éducation en français. Ça commence avec la relation avec le gouvernement. Donc, les ÉFM ont comme partenaire le Bureau de l’éducation française (BEF) qui est dirigée par un sous-ministre adjoint. Nous travaillons aussi en partenariat avec l’Université de Saint-Boniface (USB) en ce qui a trait à la formation des enseignants ainsi qu’avec les divisions scolaires.

 

Dans ce cadre-là, notre mandat et notre objectif sont d’améliorer les conditions de travail à titre professionnel. Un dossier sur lequel nous travaillons depuis plusieurs années et qui est une de nos priorités est toute la question de la rétention, du recrutement et du développement professionnel des enseignants.

Les objectifs

Dans le contexte minoritaire francophone, il est bien entendu que pour pallier les problèmes de rétention et de recrutement, on se tourne vers l’immigration. C’est pourquoi le volet formation des enseignants formés à l’international est identifié comme étant très important. Nous avons donc lancé plusieurs projets pour travailler avec l’USB qui, en passant, en sont maintenant à un effectif de 30 % de leurs étudiants de la faculté d’éducation qui sont formés à l’international. De même, nous travaillons avec les divisions scolaires pour les appuyer et développer des ressources et une stratégie viable. 

Mais le plus grand défi reste l’accès aux ressources en français. Mis à part la Division scolaire franco-manitobaine (DSFM), les divisions scolaires s’attendent souvent à ce que tous les enseignants soient des traducteurs professionnels et que si les ressources existent en anglais, il y a peu à faire pour les traduire. Il nous faut donc faire un travail de plaidoyer pour obtenir des formations professionnelles adaptées et des outils pédagogiques en français.
 

TÉMOIGNAGES 

Les ÉFM servent de liaison entre le Bureau de l’éducation française, l’Université de Saint-Boniface et les autres organismes franco-manitobains. 

– Luc Blanchette

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J’ai aussi eu l’occasion de faire du jumelage avec un collègue et nous avons pu visiter des organismes ainsi que des sites historiques tout en parlant de l’intégration de ceux-ci dans nos enseignements. 
 – Annick Bordeaux

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QUELQUES RENSEIGNEMENTS

  • En 1968, l'année de la fondation, il y avait 68 membres ÉFM; aujourd’hui, il y en a plus de 2000.

  • Les ÉFM planifient une conférence pédagogique annuelle, à l’automne, depuis l’année 1972.

  • En 1982, le poste de la présidence des ÉFM était à ⅓ de temps; aujourd’hui, il est à plein temps.

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ENTREVUE AVEC PAULINE AMBEC, directrice générale

Comment je me suis retrouvée à ce poste

J’ai obtenu un poste de coordinatrice de projet à Pluri-elles trois semaines après mon arrivée au Manitoba en août 2021. J’attribue cela à la façon dont on reconnaît les compétences des gens ici. Pluri-elles était à la recherche de ressources avec mon expertise, notamment l’autonomie, la débrouillardise, tout ce qui est compétence transférable.

Dans le milieu bancaire où je travaillais avant d’arriver ici, il n’y avait pas beaucoup de relations humaines, les gens étaient considérés des numéros, et ça a fini par m’affecter négativement. C’est à Pluri-elles que j’ai retrouvé du sens dans mon emploi. D’avoir un impact positif sur la vie des gens, ça m’a fait revivre. Que c’est agréable de se lever le matin et de savoir que tu es utile, et je pense que ce n’est pas donné à tout le monde d’avoir cette connexion. Ça fait toute une différence. Un an plus tard, j’étais devenue directrice générale adjointe, puis en octobre l’an dernier, j’ai succédé à Mona Audet à titre de directrice générale.
 

Pourquoi moi?
 

L'élément déclencheur est que cela faisait seulement un an que j'étais là quand la comptable en place depuis 20 ans a décidé de prendre sa retraite. Étant dans un bureau un peu en retrait, j'entendais mes collègues discuter de leurs inquiétudes : comment va-t-on faire pour trouver quelqu'un comme ça, ça va être difficile. Et puis comment va-t-on être payées, qui va faire les chèques, etc. Enfin, c'était vraiment une situation angoissante. Et puis comme j’ai une formation comptable et que je suis une personne qui prend des initiatives, je suis allée voir Mona et lui ai confié que malgré mon manque de pratique, et que mes connaissances de la comptabilité étaient celle de la France, je pourrais la dépanner le temps qu’elle trouve quelqu’un pour pourvoir le poste. Mona a apprécié mon engagement à sa juste mesure et a compris que j’avais l’organisme à cœur.

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Les défis

Le rythme de ces deux dernières années a été plutôt intense. Je m’occupais de la comptabilité et de la tenue de livres, j’étais directrice du programme pancanadien Familles engagées, coordonnatrice de Femmes + au rural, je donnais des cours de budget et j’étais adjointe*… en plus de commencer à gérer une partie des ressources humaines et de préparer des demandes de financement. Au point que mes enfants étaient inquiets lorsque j’ai accepté le poste, que je continue à travailler tous les samedis. Mais je ne veux pas reproduire ça et c’est pourquoi j'essaie de planifier et d'organiser en fonction de respecter ma santé, respecter la vie de ma famille. Et en même temps, je le fais aussi pour donner l'exemple aux employés. On doit pouvoir se donner à 100 % au travail quand on est au travail, mais une fois à la maison, la priorité doit être accordée à 100 % à la famille et à soi.

*Pluri-elles n’a pas de financement de base, on n’est financé que par des projets. C’est pourquoi le nombre de postes est limité au maximum et que je me suis retrouvée avec toutes ces casquettes-là, mais il n’y a pas de poste d’adjointe.

 

Ce que j’aime le plus

J’aime ça planifier, penser… je n’ai pas beaucoup de moments pour le faire, mais c'est important et j'aime ça. Aussi, j'ai à cœur l’équipe. Et de plus, pendant le temps où j’ai été conseillère à l’emploi, j’ai eu la chance de passer par plein de postes intermédiaires et j’ai une très bonne connaissance de l'organisme Pluri-elles. 

LA ROUTE VERS LE SUCCÈS


La Route vers le succès est un projet d’action auprès de femmes immigrantes. Par des formations, le but d'acquérir ou d’augmenter des compétences linguistiques dans les deux langues officielles du Canada, pour s’adapter à la société canadienne et manitobaine, pour préparer une entrée harmonieuse dans le monde du travail et ainsi profiter pleinement de ses droits. Ce programme vise à outiller les femmes, pour leur permettre d'atteindre un état de bien-être et contribuer à leur épanouissement personnel. Pluri-elles offre des services de garderie et de transport.  

Ce que je veux faire

Ce que j'espère pour l'avenir, c'est consolider ce qu'on a pour éliminer une partie des incertitudes liées aux financements annuels, donc d’arriver à un financement plus stable. Ensuite, renforcer les partenariats actuels et s’appuyer sur les compétences et les ressources des autres organismes pour ne pas dédoubler les services.

Il faut savoir que Pluri-elles est le seul organisme francophone financé par le Plan d’action communautaire pour les enfants (PACE). Ce programme nous permet de faire la promotion du développement sain des enfants, de la naissance à six ans, et c’est ce qui finance tous nos programmes d'alphabétisation familiale. Nous sommes en pleine période de réflexion sur ces projets-là afin de nous reconnecter avec certains enjeux de société, comme le temps d’écran.

Ce dont je suis le plus fière

C’est difficile de choisir, nous faisons tellement de choses importantes. Je dirais qu’il y a le counseling gratuit en français qui n’est pas encore connu de tous les membres de la communauté. Il faut dire que nous ne l’avons pas trop publicisé jusqu’à présent puisque nous avions une énorme liste d’attente. Aujourd’hui, nous avons davantage de ressources et nous pouvons l’offrir à un plus grand nombre de personnes. Il y a un très grand besoin chez les gens qui vivent de la violence familiale, qui ont des problèmes de santé mentale… et qui ont souvent de la difficulté à trouver de l’aide ailleurs. De plus en plus d’immigrants commencent à connaître et à faire appel à ce service, souvent par le biais des services d’emploi, mais de plus en plus directement. 
 

FEMMES PLUS AU RURAL

 

Le projet Femmes plus au rural vise à organiser des activités pour les femmes francophones de Saint-Boniface et des communautés rurales du Manitoba :
•    La Broquerie
•    Laurier
•    Saint-Adolphe
•    Saint-Boniface
•    Sainte-Agathe
•    Sainte-Anne
•    Sainte-Rose du Lac


Chaque mois, on propose des activités sur différents thèmes (bricolages et activités artistisques, gestion du stress, ménopause, jeux, etc.) et toutes ont pour but de réunir les femmes pour créer des liens et briser l'isolement social, renforcer le sentiment d'appartenance à la communauté francophone, avoir du plaisir et recevoir du soutien en français.


Ce projet est financé grâce au soutien de la SFM au Rural.
 

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ENTREVUE AVEC DANIELLE BÉRARD, présidente du CA

Mon arrivée à la tête du CA

Je viens de Saint-Jean-Baptiste, et, après être demeuré plusieurs années en Colombie-Britannique et au Québec, je suis revenue au bercail en 2001. J’ai alors commencé à travailler pour le BEF à titre de secrétaire. J’y suis restée pendant plusieurs années; j’aimais beaucoup l’atmosphère conviviale du bureau. C’est d’ailleurs lorsque j’étais au BEF qu’une de mes collègues, qui me connaissait bien et qui savait que j’aimais prendre soin des gens, m’a fait connaître Pluri-elles. J’ai tout de suite été intéressée et j’ai eu une rencontre avec Mona Audet (ancienne directrice générale) et Michèle Lécuyer-Hutton (ancienne présidente du CA) qui m’ont informée en long et en large sur les activités de Pluri-elles. J’ai embarqué à pieds joints dans leur cause qui résonnait fortement avec mes valeurs. J’ai siégé au conseil d’administration de 2007 à 2024, avec une pause de deux ans. C’est le 20 janvier 2025 que j’ai succédé officiellement à Mme Lécuyer-Hutton.

INTÉGRATION DES NOUVELLES ARRIVANTES


Le projet Intégration des nouvelles arrivantes (INA) a pour but de favoriser une meilleure compréhension des besoins des femmes immigrantes francophones au Canada, en tenant compte de l’Analyse comparative entre les sexes plus (ACS+), d’accompagner et de renforcer les capacités du secteur d’établissement francophone et de créer des outils et guides de formation pour améliorer l’accueil des femmes immigrantes. Ce volet fait partie du projet Intégration des nouveaux arrivants dans les communautés francophones au pays, porté conjointement avec l’Alliance des femmes de la francophonie canadienne (AFFC). Ce projet est financé par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC)

Mon mandat, notre but

Mon rôle est d’appuyer Pauline, mais j’avoue qu’elle me rend la tâche facile. Elle est vraiment très bien organisée et avec elle, on sait où l’on s’en va. Notre but est de mettre l’accent sur les programmes pour les femmes et les adapter aux besoins actuels qui ont évolué. Pour cela, on veut entre autres rejoindre les femmes seules à la maison qui profiteraient de faire des activités, rencontrer des gens de la communauté et s’impliquer à aider d’autres personnes. Ça leur permettrait de renforcer leur santé mentale tout en donnant un sens à leur vie.

Nous voulons aussi établir davantage de liens avec la communauté et travailler avec les autres organismes et entreprises. Notre défi est de trouver de nouveaux projets qui ciblent les besoins des femmes et de leur famille, de même qu'il est inscrit dans notre vocation d’origine. 

TÉMOIGNAGES 

Le programme Mon moment magique, ce sont des ateliers  qui [...] permettent aux petits et aux grands de grandir en ayant de la confiance en soi, de se connecter à soi-même, de lâcher prise et de développer leur calme intérieur.  

– Manel

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[...] ce qui me motive au quotidien c'est d'accompagner les jeunes dans la redécouverte de leur potentiel [...]
 – Meriem

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J’ai particulièrement aimé les ateliers pratiques, qui m’ont permis de pratiquer ce que j’apprenais dans des situations réelles.

– Jean-Louis

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[...] ce que j’aime le plus, c’est de voir les familles s’épanouir et gagner en confiance.
 – Nicole

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C’est un endroit où l'on se sent accueilli et soutenu

– Sidoine

[...] j'ai rencontré d'autres femmes immigrantes qui, tout comme moi, sont en quête d'une bonne intégration dans le pays.

 – Ludia

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QUELQUES RENSEIGNEMENTS

  • Pluri-elles est un organisme francophone sans but lucratif fondé à Saint-Boniface, en 1982, par des femmes et pour les femmes.

  • En 1996, Pluri-elles est reconnu à titre d'organisme charitable (sans but lucratif) et reçoit son numéro d'œuvre de charité.

  • En 2014, Pluri-elles déménage dans ses nouveaux locaux, au 420, rue Des Meurons, unité 114. Plus de 150 personnes étaient présentes à l’ouverture officielle, le 11 décembre.

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ENTREVUE AVEC ÉMILIE PIGEON, directrice générale de la SHSB

Mon parcours enraciné dans l’histoire

J’ai toujours eu une passion pour l’histoire. Après mes études à l’Université d’Ottawa et à l’Université York, toutes deux en Ontario, j’ai travaillé comme historienne dans la région d’Ottawa. Mais c’est en 2014 que j’ai découvert le Manitoba, lorsque je suis venue faire des recherches sur la pratique religieuse des chasseurs de bisons. Cette expérience a marqué le début de mon attachement profond à la région. Lorsque l'occasion de diriger la Société historique de Saint-Boniface (SHSB) s’est présentée en 2024, j’ai immédiatement accepté. Travailler en français, dans mon domaine de spécialisation, et contribuer à la préservation du patrimoine francophone et métis, c’était un rêve devenu réalité.

La SHSB et le Centre du patrimoine
 

Fondée en 1902 par Monseigneur Langevin, la Société historique de Saint‑Boniface (SHSB) veille depuis plus d’un siècle à conserver et à valoriser le patrimoine de la francophonie et des Métis du Manitoba. Son principal lieu d’opération, le Centre du patrimoine, est un vaste édifice de quatre étages adjacent au Centre culturel franco-manitobain. Il abrite une impressionnante collection d’artefacts, de documents textuels, de bandes sonores et de vidéos, faisant de nous la plus grande archive francophone du Manitoba.

Il existe des liens très étroits entre le fort Saint-Charles, un des principaux établissements de La Vérendrye à l’ouest du lac Supérieur au 18ᵉ siècle, et la fondation de la deuxième plus ancienne société d’histoire canadienne-française en 1902.

Un centre d’archives au service de la communauté

 

Le Centre du patrimoine dessert plusieurs types de clientèles. Notre service de recherche en généalogie est utilisé principalement par des Métis qui doivent prouver leur filiation pour obtenir la citoyenneté auprès de la Fédération métisse du Manitoba (MMF). Il faut savoir que nos généalogies sont les seules approuvées par la MMF. 

Nous accueillons aussi des historiens, des étudiants et des citoyens, qui viennent explorer nos collections ou déposer leurs propres archives familiales.
 

La base de données des contrats des voyageurs a été constituée au cours des vingt dernières années à partir d’informations tirées de divers rapports de l’archiviste de la province de Québec et de microfilms du fonds Protonotaire Montréal Greffes de notaires de la Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

Ce qui m’anime

Ce que j’aime le plus dans mon travail, c’est l’imprévisibilité des recherches historiques. Chaque jour, de nouvelles questions surgissent, et j’ai le plaisir d’orienter les chercheurs vers les bonnes ressources. Ce que nous faisons ici, à la SHSB, est essentiel : nous ne sommes pas seulement des gardiens du passé, nous sommes aussi des passeurs de mémoire, veillant à ce que notre histoire continue d’éclairer le présent et l’avenir.
 

Les défis

Comme beaucoup d’organismes culturels, nous faisons face à des défis financiers. Notre fonctionnement repose largement sur des subventions, qu’il faut renouveler chaque année. Cela demande un travail constant de justification et de demandes de financement qui, si nous valorisions le patrimoine culturel à sa juste valeur, pourrait être éliminé par un financement garanti. 

Ces temps-ci, plusieurs personnes issues des Premières Nations viennent fouiller dans les archives des Oblats de Marie-Immaculée qui opéraient les écoles résidentielles dans l’Ouest. Comme ces documents sont écrits en français, il y a donc un besoin de services supplémentaires pour l’interprétation et la traduction de ces documents. Nous tentons de développer des partenariats avec des gens qui pourront nous aider à offrir des traductions à l’aide d’applications ou de l’intelligence artificielle.
 

Une vision d’avenir 

J’aimerais démocratiser le savoir historique, c’est-à-dire outiller le plus de gens possible à la méthodologie de la recherche en histoire pour améliorer leur pensée critique et pouvoir répondre aux questions relatives au fonctionnement de notre société. Nous nous concentrons également sur la modernisation numérique de nos archives, afin de permettre à un plus grand nombre de personnes d’y accéder, même à distance.

Un accès ouvert et une volonté de partage

Nous accueillons régulièrement des groupes et des classes d’étudiants, et nous sommes toujours ouverts aux visiteurs curieux de découvrir nos collections. Le bâtiment est partiellement accessible aux personnes à mobilité réduite, et nous travaillons à améliorer cet aspect. Enfin, nous souhaitons accroître notre présence dans la communauté en lançant, au cours des prochains mois, une chronique mensuelle dans Le Nénuphar, pour partager encore plus d’histoires fascinantes sur notre patrimoine.

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ENTREVUE AVEC NICOLE ST-ONGE, présidente du CA de la SHSB

Un retour aux sources

Originaire d’Ottawa, j’ai pourtant des racines profondes au Manitoba, avec une famille à Sainte-Agathe. Après mes études à l’Université du Manitoba, où j’ai complété ma maîtrise et mon doctorat en histoire, j’ai mené une carrière professorale à l’Université d’Ottawa. Spécialiste des Métis et du commerce des fourrures, je revenais chaque été au Manitoba pour mes recherches. Lorsque j’ai pris ma retraite, j’ai choisi de m’installer à Saint-Boniface, me rapprochant ainsi de ma famille et de la communauté historique qui m’a toujours fascinée.

Un engagement de longue date avec la SHSB

Mon engagement avec la SHSB ne date pas d’hier. J’avais déjà siégé à son conseil d’administration entre 1987 et 1990, lorsque j’enseignais au Collège universitaire de Saint-Boniface. En apprenant que je souhaitais revenir au Manitoba, la SHSB m’a approchée pour me proposer de rejoindre le CA. Après une année de participation à distance via Zoom, j’ai finalement pris la relève de Michel Lagacé, qui était président depuis plus de vingt ans. J’ai accepté ce mandat de trois ans, avec l’intention d’apporter un regard neuf et d’aider l’organisme à évoluer.

Une modernisation en cours

Depuis mon arrivée, j’ai contribué à une restructuration importante :

  • Nous avons recruté une nouvelle équipe, avec Émilie Pigeon comme directrice générale, une nouvelle archiviste en chef et un archiviste numérique.

  • Nous avons modernisé la gestion des archives pour mieux répondre aux besoins de la communauté.

  • Nous avons élargi nos collaborations, notamment avec la Fédération métisse du Manitoba et les groupes liés aux écoles résidentielles.

Les défis à relever

Nos principaux défis sont liés à notre capacité d’accueil. La petite équipe de la SHSB doit gérer un grand nombre de demandes, en particulier celles concernant les dossiers des écoles résidentielles. Nous devons aussi maintenir un service efficace pour les généalogies métisses. Nous avons réussi à réduire les délais d’attente de plus d’un an à sept mois, mais la demande demeure très forte.

Nous avons également besoin de bénévoles! Une équipe dévouée nous aide déjà en généalogie et en traitement des archives, mais toute aide supplémentaire sera certainement la bienvenue. Celles et ceux qui souhaitent s’impliquer peuvent s’inscrire via notre site Web.

Les nombreuses activités réalisées par le Centre du patrimoine dépendent largement des bénévoles qui s’engagent activement dans l’un ou l’autre domaine d’intervention. Le Centre du patrimoine est toujours à la recherche de bénévoles et encourage toute personne intéressée à promouvoir la préservation et la diffusion du patrimoine de s’inscrire à titre de bénévole.

Valoriser l’histoire franco-manitobaine

J’estime qu’un aspect du patrimoine mérite plus d’attention : l’histoire des Canadiens français et des institutions francophones de l’Ouest. Nous avons beaucoup développé notre expertise sur la culture métisse et les Premières Nations, mais je souhaite aussi remettre en valeur les archives concernant la présence française dans l’Ouest canadien. 

À la SHSB, nous ne nous contentons pas de préserver le passé : nous veillons à ce qu’il continue de vivre à travers les générations, en inspirant les chercheurs, les étudiants et toute la communauté francophone du Manitoba.

Une meilleure représentation du Manitoba français

Le Manitoba français a changé et nous avons très peu d’archives sur la nouvelle francophonie, sur les gens qui nous arrivent de l’Afrique française, notamment de la Côte d’Ivoire, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, etc. Lorsque l’on assiste à la messe à la cathédrale de Saint-Boniface, c’est frappant et c’est bien, cela apporte une nouvelle vision. Mais tous ces nouveaux arrivants francophones ne connaissent pas le Centre du patrimoine, et pour cause : ils n’ont aucun lien, aucune raison de vouloir y déposer leurs archives. Ils font pourtant partie de la francophonie manitobaine et il faudrait prévoir pour les générations futures.

TÉMOIGNAGES 

Le Centre du Patrimoine à Saint-Boniface au Manitoba est pour moi une oasis inépuisable
de notre Histoire et de nos histoires [...]

– Lucille

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Je suis très honorée de travailler dans
un environnement aussi inspirant.

 – Eva

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QUELQUES RENSEIGNEMENTS

  • Depuis sa fondation en 1902, la Société historique de Saint-Boniface (SBHB) se voue à la conservation et à la mise en valeur du patrimoine fruit de la présence des francophones et Métis dans l’Ouest canadien et en particulier au Manitoba. 

  • En 1998, le Centre du Patrimoine ouvre officiellement ses portes.

  • De nos jours, le Centre reçoit entre 90 et 200 demandes de recherche généalogique par mois.

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Association des municipalités bilingues du Manitoba

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ENTREVUE AVEC JUSTIN JOHNSON, chef de direction de l'AMBM

Mon parcours jusqu’à l’AMBM

Mon engagement envers la francophonie ne date pas d'hier. Avant d'assumer le rôle de chef de direction de l'Association des municipalités bilingues du Manitoba (AMBM), j'ai consacré de nombreuses années à faire avancer les dossiers francophones, du niveau jeunesse à la scène nationale.

J'ai commencé par le Conseil jeunesse provincial, puis j'ai siégé à la Fédération de la jeunesse canadienne-française. Ensuite, je me suis impliqué à la FCFA où j'étais dernièrement vice-président à titre bénévole. Ce parcours m'a permis de participer à des dossiers d'envergure, dont la modernisation de la Loi sur les langues officielles.

Avec le temps, j'ai ressenti le besoin de me rapprocher du terrain. J'avais envie de m'investir dans quelque chose de local, ancré dans la vie de tous les jours des gens de chez nous. L'AMBM, avec son mandat de représentation des municipalités ayant un engagement en matière de langues officielles, c'était tout indiqué.
 

Miser sur l'avantage bilingue

Le 20 mars dernier, à l'occasion de la Journée internationale de la Francophonie, nous avons réuni plus de 80 représentants municipaux dans le cadre d'une grande rencontre du leadership municipal bilingue. Ce jour-là, qui coïncidait aussi avec le dépôt du budget provincial, a permis d'engager une réflexion de fond sur l'avantage économique du bilinguisme au Manitoba.

Nos municipalités bilingues sont l'ordre de gouvernement le plus proche des francophones. Elles ont un rôle clé à jouer dans l'aménagement du territoire, le développement économique, la qualité de vie. On veut créer les conditions gagnantes pour que nos communautés puissent prospérer.

Par l'entremise de l'AMBM et du Conseil de développement économique des municipalités bilingues, nous accompagnons les PME pour qu'elles puissent, entre autres, faire face à la pénurie de main-d'œuvre bilingue. C'est un travail de sensibilisation, mais aussi d'accompagnement concret pour que les entrepreneurs voient noir sur blanc la valeur pratique du bilinguisme.
 

Les municipalités bilingues du Manitoba

 

Municipalité rurale de

Piney

Municipalité rurale de

Lorne

 

Municipalité rurale de

Alexander

 

Municipalité rurale de

De Salaberry

 

Ville de

Sainte-Anne

 

Municipalité rurale de

La Broquerie

 

Municipalité rurale de

Ritchot

 

Ville de

Winnipeg

 

Municipalité rurale de

Sainte-Anne

 

Municipalité rurale de

Grey

 

Municipalité rurale de

Montcalm

 

Village de

Saint-Pierre-Jolys

 

Municipalité rurale de

Saint-Laurent

 

Ville de

Powerview-Pine Falls


Municipalité rurale de

Ellice-Archie

 

Municipalité rurale de

Taché

 

Une croissance à encadrer

Un des plus grands défis auxquels nous faisons face actuellement, c'est la croissance démographique rapide dans plusieurs de nos municipalités bilingues. Cette croissance est bien supérieure à la moyenne provinciale. À Sainte-Anne, par exemple, la population a carrément doublé en dix ans. C'est encourageant, mais ça vient avec des pressions immenses sur les infrastructures.

Je pense notamment aux systèmes des eaux usées, dont la capacité limite souvent les nouveaux projets de développement immobilier. Il faut bâtir des partenariats solides avec la province et le fédéral pour répondre à ces besoins et permettre à nos municipalités de demeurer accueillantes et dynamiques.
 

Le Groupe AMBM

Propriétés de l’AMBM, le Conseil de développement économique des municipalités bilingues du Manitoba (CDEM) et Éco-Ouest Canada (ÉOC) sont de véritables catalyseurs économiques pour les municipalités bilingues du Manitoba. Les deux entités sont légalement constituées et opèrent sous l’égide d’un conseil d’administration nommée par l’AMBM.

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CDEM
Créée par l’AMBM en 1996, le CDEM encourage, stimule, et organise le développement économique dans les municipalités bilingues du Manitoba.

ÉOC
Créée par l’AMBM en 2017, ÉOC œuvre en tant qu’agence de développement économique environnemental à l’intérieur d’une structure à but non lucratif.

Le modèle de maturité municipale

Le projet dont je suis le plus fier? Le modèle de maturité municipale (3M), un cadre de mesure et de réglementation unique au pays. Ce cadre permet de concrétiser un engagement envers les langues officielles et d'améliorer l'offre de services municipaux dans les deux langues. Il a été adopté par règlement municipal et est maintenant reconnu par la province.

C'est une première au pays. Ce type de cadre n'existait pas ailleurs.
 

Une institution au mandat distinct

Bien que nous travaillions en partenariat avec plusieurs organismes communautaires, l'AMBM occupe une place bien à part. Nous représentons un ordre de gouvernement. Nos membres sont des municipalités élues démocratiquement. Ce positionnement nous donne une légitimité supplémentaire pour faire avancer des projets concrets.

Je crois fortement que le lien entre les municipalités et les communautés est essentiel. En renforçant le partenariat municipal-communautaire, on peut bâtir des communautés prospères, attrayantes, où les gens veulent vivre, élever leur famille, faire affaire.
 

Les municipalités bilingues, incluant la Ville de Winnipeg, représentent plus de 70 % de la population francophone du Manitoba.

 

TÉMOIGNAGES 

L'AMBM a fait d'énormes progrès en matière de collaboration avec le gouvernement provincial afin de préserver l'importance égale de l'anglais et du français dans notre vie quotidienne.

– Raymond

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je m’engage auprès du niveau de gouvernement le plus proche des citoyens, en contribuant à veiller aux besoins des collectivités 
 – Ophélie

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QUELQUES RENSEIGNEMENTS

  • En 1989 : Création de l'Association des municipalités bilingues du Manitoba, suite à l'adoption d'une première constitution lors d'une assemblée délibérante.

  • En 1995, l'incorporation de l'AMBM regroupe 16 municipalités bilingues de toutes les tailles, de la capitale manitobaine aux communautés rurales, de partout dans la province.

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ENTREVUE AVEC RICHARD TURENNE, directeur général de l’UNMSJM

Un parcours collé à la jeunesse


Mon père, qui a été enseignant pendant 33 ans, m’avait découragé de suivre ses traces et suggéré de suivre un parcours collé à la jeunesse et aux sports. J’ai donc suivi son conseil et je me suis impliqué au CJP, à Sports en français, dans le développement économique local, à titre de garde de chasse et de guide professionnel. Mais durant la pandémie de COVID-19, je perds deux emplois qui me passionnent et je décide de m’inscrire à l’université en éducation. J’obtiens mon bac en éducation en 2022, et je réalise mon rêve de toujours d’être enseignant en travaillant pendant un peu plus de deux ans à la DSFM.

J’ai donc exercé plusieurs métiers avant d’aboutir à l’Union nationale métisse Saint-Joseph du Manitoba et durant ce temps, j’ai croisé des gens qui m’ont inspiré à reprendre contact avec ma culture autochtone. J’ai ainsi reçu des enseignements de gardiens du savoir dénés et à titre de guide, j’ai appris à faire partie intégrante du territoire. 
 

Mon arrivée à la direction générale

Lorsque j’étais à la Société de développement économique de La Broquerie, un de mes derniers projets communautaires fut le festival Métisfest en 2019. Cette célébration de la culture et du patrimoine métis, qui offre une variété d'activités et de spectacles, permet à de jeunes musiciens et musiciennes métis des environs de monter sur l’estrade. Il y avait eu la première cérémonie de purification (smudging) au terrain de la Saint-Jean-Baptiste, un marché ouvert avec les jeunes entrepreneurs… bref, mon cheminement de vie me menait tout naturellement à m’impliquer dans la culture métisse de ma communauté.

C’est lorsque j’étais bénévole à l’Auberge du violon l’an dernier, et que je donnais des cours de métchif dans le cadre de la programmation de l’UNMSJM, que le poste de direction s’est ouvert. Entrer à l’Union, c’était comme rentrer à la maison. C’est un lieu qui permet la transmission, le partage, l’éducation… tout ce qui me motive profondément.
 

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Dans chaque épisode, on raconte un conte traditionnel métis. Par exemple :
- Pourquoi le castor a la queue plate?
- Courses à travers champs
- Le déjeuner du grand-duc
- Un gros buck 
- L'arbre généreux 
- …

 

Mon travail

À titre de directeur général, je coordonne les projets, j’accompagne l’équipe, je fais le lien entre les membres, les partenaires et les communautés. Je veille à ce que nos activités soient enracinées dans nos valeurs métisses : la famille, la terre, la spiritualité, le respect de la diversité des parcours identitaires.

Un de mes objectifs est de développer la présence de l’Union hors de Winnipeg. On doit être là où les gens vivent leur métissitude au quotidien, dans les régions rurales. Le camp intergénérationnel, les projets de contes trilingues, les ateliers de perlage, tout cela doit rayonner plus largement.
 

Mes défis

Nous avons une équipe très engagée, mais réduite. Les demandes pour collaborer sont nombreuses, notamment en milieu scolaire. Il nous faudrait davantage de personnel pour répondre à toutes les sollicitations. Un coordonnateur pour les projets jeunesse, un chargé de communication, un soutien pédagogique : ce sont des besoins criants.

J’aimerais aussi qu’on renforce notre lien avec la Fédération métisse du Manitoba, notamment en prévision du 140ᵉ anniversaire de l’Union, en 2027. Ce sera une occasion importante de visibilité, mais aussi de rassemblement.

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ENTREVUE AVEC CRYSTAL DESROSIERS, présidente du CA

Mon cheminement


Je suis membre du conseil d’administration de l’Union depuis 1999. J’ai occupé tous les postes ou presque : secrétaire, trésorière, coordonnatrice de projet… et aujourd’hui présidente. J’ai grandi à Saint-Vital, mais c’est surtout à Saint-Boniface que j’ai nourri mon engagement. J’ai toujours travaillé dans les domaines communautaire, culturel ou éducatif, avec une passion constante pour la francophonie et les jeunes.

L’Union, pour moi, c’est comme une deuxième famille. Je m’y sens utile, à ma place. C’est un organisme profondément enraciné, mais toujours tourné vers l’avenir.
 

Mon rôle et mes priorités

Comme présidente, je veille à ce que l’organisme reste aligné avec sa mission. Je soutiens la direction, je représente l’Union dans différentes instances, je m’assure que les décisions soient prises dans un esprit collectif et respectueux.

Parmi mes priorités, il y a la finalisation de notre constitution, l’augmentation de nos ressources humaines, la poursuite de notre épanouissement au rural afin d’y offrir des services en français et enfin le rapprochement avec la Fédération métisse du Manitoba. Je crois énormément à la collaboration entre organismes. 
 

Ce que j’aime le plus

J’aime beaucoup travailler avec les gens, et en plus des rencontres mensuelles du CA, mon rôle de représentante de l’Union me permet de tisser des liens étroits avec la communauté. Je suis en effet porte-parole de l’Union lorsque je siège aux CA de la SFM, du Chalet Louis Riel… et l’on travaille aussi de très près avec un de nos organismes sœurs (ou enfant), soit la Société historique métisse, ainsi qu’avec plusieurs partenaires pour faire avancer des priorités, les épauler dans leur cheminement dans la réconciliation. 

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Histoires de la charrette de la Rivière-Rouge, un projet de l’Union nationale métisse Saint-Joseph du Manitoba (UNMSJM), est né d’un geste de réconciliation posé par l’auteure franco-manitobaine Janine Tougas, alliée des Métis et collaboratrice de longue date de l’UNMSJM. En reconnaissance des liens de confiance et d’amitié tissés au fil des ans avec cette communauté, elle a offert à l’UNMSJM une collection d’histoires originales inspirées de la culture et des valeurs métisses.

 

Nos défis et réalisations

L’Union est souvent sollicitée pour des activités culturelles, des formations, des expositions. C’est un beau défi de répondre à cette soif d’identité et de savoir, surtout quand le bénévolat se fait plus rare. On doit composer avec une relève moins disponible, et des exigences administratives toujours plus lourdes. Mais on tient bon, grâce à une équipe dévouée et des projets porteurs de sens.

Parmi les réalisations, je pense au recueil Histoires de la charrette de la Rivière Rouge, dont le dévoilement aura lieu le 21 juin, lors du pique-nique annuel de l’UNMSJM. Il s’agit d’un ensemble de contes accompagnés de ressources pédagogiques, traduits en français, en anglais et en michif. Ce sera un outil précieux pour les écoles, et une belle façon de valoriser la parole métisse.

Un autre projet dont je suis extrêmement fière, c’est le Camp familial intergénérationnel qui a lieu à Saint-Malo.

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Offert pour la première fois en août 2019, le Camp familial intergénérationnel se déroule en septembre de chaque année durant trois jours au Parc provincial de Saint-Malo et rassemble plusieurs familles métisses.

Durant ces trois jours en nature, une myriade d’activités est organisée, offrant aux familles métisses francophones un espace de choix pour transmettre leur culture métisse aux prochaines générations. 

 

TÉMOIGNAGES 

Il y a une réelle volonté de créer un sentiment d’appartenance, de faire place aux voix métisses, anciennes comme nouvelles.

– Angèle

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Chaque événement est une occasion de rencontrer des personnes passionnées, engagées et profondément attachées à la richesse culturelle et historique de leur nation. 
 – Daniel

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QUELQUES RENSEIGNEMENTS

  • En 1887 : L’Union nationale métisse Saint-Joseph du Manitoba est fondée à la résidence de Monsieur Joseph St-Germain à Saint-Vital.

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ENTREVUE AVEC HENRI DUPUIS, président du CA de Cinémental

De spectateur assidu à président engagé

Je suis arrivé à Cinémental en 2018, tout juste après ma retraite. J’étais déjà un grand amateur du festival, que je fréquentais chaque année avec ma famille. Un jour, j’ai dit à mon collègue Alain, qui était aussi trésorier du CA : « Le jour où je prendrai ma retraite, je me joindrai à vous. » Il s’en est souvenu. Quand le moment est venu, il m’a rappelé ma promesse. Je me suis joint à l’équipe comme vice-président, puis j’ai accepté la présidence il y a trois ans.

Ce qui m’a toujours motivé à faire partie de l'équipe du festival Cinémental, c’est aussi sa programmation scolaire. En tant qu’enseignant, j’y emmenais mes élèves et je trouvais que c’était une manière extraordinaire de transmettre la culture : par le cinéma, la musique, l’appréciation de ce qui se crée ici. Cinémental propose une vingtaine de films chaque automne, et plusieurs personnes du public essaient de tous les voir. C’est une clientèle fidèle.
 

Programme scolaire

Le programme scolaire de Cinémental est une initiative qui présente des films en salle de cinéma à des élèves, offrant une expérience cinématographique éducative. Il vise à former les jeunes spectateurs à l'art du cinéma, à leur permettre de développer une appréciation du cinéma et à leur offrir une expérience culturelle enrichissante. par la découverte de films de qualité. Chaque film offert au programme scolaire est accompagné d'un cahier pédagogique.

Des séances sont organisées à un prix des plus abordables et les frais de transport en autobus sont remboursés par la suite.

En attendant le lancement du programme scolaire 2025, vous pouvez consulter les renseignements de celui de 2024 sur le site Web de Cinémental.

Mon rôle à la tête du CA
 

Notre CA travaille très fort, même si nous n’avons pas de direction générale. Nous avons la chance de compter sur une excellente coordonnatrice, Mélanie Bédard, pour le festival et le volet scolaire. Nous avons aussi quelques contractuels et nous collaborons avec plusieurs bailleurs de fonds et partenaires, dont le Gouvernement du Manitoba, le Secrétariat du Québec, Téléfilm Canada, la  Tournée Québec Cinéma, le Conseil des arts du Manitoba, Radio-Canada, le CCFM, la SFM, La Liberté, Envol 91 FM, le CDEM, Freeze Frame, l’Alliance française, le Festival africain du film et plusieurs autres. Leur appui annuel est très important pour nous.

Personnellement, je m’implique dans plusieurs volets : les demandes de financement, les partenariats, la recherche de commandites, les relations avec les distributeurs, la sélection des films… et je participe aussi activement à plusieurs sous-comités. Cinémental, c’est plusieurs bénévoles qui prennent leur rôle au sérieux, chacun travaillant selon sa spécialité. On visionne des films pour choisir ceux qui composeront notre programmation d’octobre, certaines personnes en visionnent jusqu’à 40.

Notre mandat

Une partie importante de notre mandat est le projet Cinéma sous les étoiles, en partenariat avec le CDEM. Il s’agit de projections gratuites dans différentes communautés bilingues du Manitoba, souvent à l’occasion de festivals ou de fêtes locales. Ce projet sert à la fois de diffusion culturelle et de promotion du festival principal.

On tient à proposer un large éventail de choix, avec de bons films canadiens, québécois et franco-manitobains. D’ailleurs, cette année, nous avons trois films produits ici, dont un réalisé par Alice Teufack, une autre par les Productions Rivard, et un long métrage de fiction par Jeremy Guénette et Gabriel Lévesque, qu’on présentera en clôture.

Pour nous, il est essentiel de toujours respecter les droits de diffusion. On travaille avec des distributeurs comme l’ACF et Criterion, on cherche les copies, les sous-titres, on s’assure que tout soit conforme, même pour les films projetés gratuitement. Nous tenons aussi à ce que les films soient accessibles aux anglophones. Plusieurs d’entre eux deviennent des habitués. C’est important de leur donner accès à la culture francophone, surtout dans une province où l’immersion est en plein essor.
 

Des défis et une vision

La plus grande croissance de ces dernières années, c’est notre programme scolaire. Pendant la pandémie, il s’est poursuivi en mode virtuel. À la reprise, malgré les incertitudes concernant les transports scolaires, nous avons accueilli 4000 élèves. L’année dernière, c’était 7000 jeunes de 52 écoles! On rembourse même les frais d’autobus grâce à un soutien du BEF, mais avec l’inflation, ce poste budgétaire devient plus exigeant.

Ma vision d’avenir? Continuer d’élargir notre offre. Des aînés nous demandent de pouvoir visionner un film par mois. On explore cette possibilité, mais cela exige temps et autorisations. Nous avons aussi le rêve de rester présents toute l’année, en participant à d’autres événements comme Noir et fier, le Festival autochtone, le Manitoba French Film Festival, et bien d’autres.

Cinémental, c’est plus qu’un festival. C’est un outil de promotion de la francophonie par le cinéma, un moteur de rencontres et de dialogue. Et même si c’est du bénévolat, c’est un engagement à temps plein… demandez à ma conjointe!
 

Cinéma sous les étoiles

Cinéma sous les étoiles est un événement gratuit organisé par Cinémental qui propose des projections de films francophones en plein air, sous-titrés en anglais, tous les jeudis de l'été. Les projections se déroulent dans les ruines de la Cathédrale Saint-Boniface à Winnipeg. L'événement est présenté par le Conseil de développement économique des municipalités bilingues du Manitoba (CDEM), en collaboration avec Cinémental, l'Alliance française du Manitoba et Freeze Frame. 

Pour obtenir des détails de la saison 2025 qui s'étend jusqu'au 28 août, rendez-vous sur le site Web de Cinémental.

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ENTREVUE AVEC MARC-FRANÇOIS TREMBLAY, vice-président du CA

Aux origines de Cinémental

Je fais partie de l’aventure Cinémental depuis le tout début. En 1992, lorsque Martine Bordeleau, Lucie-Madeleine Delisle, Karine Beaudette et Chantal Le Dorze ont fondé l’événement, elles ont obtenu du financement, puis elles ont mis sur pied un premier conseil d’administration. C’est ainsi que je me suis retrouvé aux côtés de Germain Massicotte, René Piché et Sylviane Lanthier, sous la direction de Martine. Nous formions une petite équipe déterminée à bâtir un festival de cinéma francophone unique au Manitoba.

Dès le départ, l’objectif de Cinémental était de présenter des productions francophones exclusives – des films rarement accessibles sur les grandes plateformes comme ICI Tou.tv ou illico+. On voulait offrir des œuvres inédites, des fictions, mais aussi des documentaires, des animations ou des productions métissées. Le critère principal : une majorité de contenu francophone ou universel. Cela permet de refléter la richesse de la francophonie, y compris autochtone ou multiculturelle.

Une de nos fiertés, c’est la compétition de courts métrages. Elle existe depuis presque le début, mais elle est devenue compétitive au fil des années. Nous venons tout juste de lancer l’appel à candidatures pour cette édition. Les films doivent avoir été produits entre septembre 2024 et septembre 2025. On y retrouve parfois des œuvres sans dialogue, accessibles à tous les publics.
 

Compétition de courts métrages

Le volet de Cinémental consacré à la compétition courts-métrages cherche à faire connaître les productions des artisans passionnés par la vidéo, peu importe le genre : documentaire, fiction, animation, sans parole et expérimental.

Le visionnement gratuit de la compétition courts-métrages aura lieu lors du festival public de Cinémental à la salle Pauline-Boutal du Centre culturel franco-manitobain le dimanche 19 octobre 2025 à 13 h.

Vous pourrez voir une sélection des meilleurs courts-métrages de la francophonie canadienne, volets amateur et professionnel

Pour obtenir des détails sur la compétition de cette année, visitez le site Web de Cinémental.

Une implication de tous les instants

Notre CA est composé de bénévoles très engagés. Il ne s’agit pas seulement de siéger, chacun est responsable d’un ou plusieurs sous-comités : financement, programmation, scolaire, courts métrages… De mon côté, en tant que vice-président, je supervise le comité de programmation. Nous sommes neuf membres à visionner un grand nombre de films par l’entremise de liens privés. Notre but : monter une programmation de qualité, pertinente pour le public manitobain.

Je participe également à la rédaction des demandes de subvention. Grâce au soutien de partenaires comme Téléfilm Canada, la SQRC et le BEF, nous pouvons organiser une édition annuelle malgré la hausse des coûts : location de films et de salles, déplacements d’invités… chaque détail compte.
 

Créer une expérience, pas seulement une projection

 

Ce que je préfère, c’est observer les réactions du public. Un bon film peut susciter toutes sortes d’émotions : rire, réflexion, tristesse, émerveillement. Mais lorsqu’on peut échanger avec un invité, qu’on parle de réalisateur·trice, comédien·ne ou scénariste, cela donne une autre dimension à l’expérience. On découvre les intentions derrière l’œuvre, on enrichit notre compréhension.

 

Un film, vu en salle, c’est aussi un moment de communauté. On sort, on échange, on se retrouve. Et pour ceux qui apprennent le français, les sous-titres en anglais permettent une grande accessibilité. Beaucoup d’anglophones nous font confiance et deviennent des habitués.

Des défis à surmonter

 

L’un des grands défis, en plus du financement, c’est la concurrence des plateformes numériques. Les films sont souvent disponibles en ligne très rapidement, ce qui enlève parfois l’effet de nouveauté. Nous devons donc trouver un équilibre : proposer des œuvres encore peu connues, mais qui valent la peine d’être vues en salle. Le grand écran, c’est une tout autre expérience.

 

Nous voulons aussi agrandir notre auditoire, notamment du côté anglophone et francophile. Mélanie Bédard, notre coordonnatrice, prévoit d’ailleurs de multiplier les entrevues en anglais cette année pour faire mieux connaître le festival.

Une présence au-delà d’octobre

 

Notre visibilité ne se limite pas au festival d’octobre. Nous collaborons avec de nombreux événements tout au long de l’année : l’Alliance française, Freeze Frame, le Festival africain du film, le festival autochtone, Real Pride, le Festival de films juifs, et bien sûr, le Cinéma sous les étoiles en partenariat avec le CDEM. Nous explorons même de nouvelles avenues comme Gimli.

 

Nous voulons que Cinémental soit une porte d’entrée vers la francophonie, une invitation à découvrir, à s’émouvoir, à réfléchir ensemble. Que les gens viennent voir un film, ou dix, peu importe. L’important, c’est qu’ils vivent l’expérience… et qu’ils aient envie d’en parler autour d’eux.

TÉMOIGNAGES 

Rien n'égale le plaisir de vivre les rires et les émotions en compagnie d'autres cinéphiles.

 – Rachelle

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[...] Cinémental parraine des films sélectionnés par AM-FM qui rejoignent les intérêts de son public, favorisant un échange culturel et une visibilité accrue pour les deux festivals.
 – Ben

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Je me réjouis de voir que les festivals diffusent de plus en plus de films réalisés par de jeunes femmes et par des membres de communautés marginalisées.

– Gisèle

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Cinémental est une belle initiative qui permet aux résidents de la Villa Aulneau de redécouvrir le plaisir du cinéma en français
 – Drissia

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Dès que les lumières s’éteignent dans la salle, Cinémental nous ouvre tout un monde de merveilles et d’émotions, un monde où l’on se reconnaît et où l’on découvre l’autre. Avec Cinémental, nous nous laissons surprendre avec bonheur par ce que le 7 art a de meilleur à nous offrir en français.

Bravo et merci à toutes les personnes qui œuvrent avec dévouement au succès de Cinémental. 
 

– Martine Bordeleau, co-fondatrice de Cinémental

QUELQUES RENSEIGNEMENTS

  • Organisme à but non lucratif créé en 1992, Cinémental était à l'époque le seul Festival de films francophones au Manitoba. C'est l'un des plus anciens festivals dans l'Ouest du pays et au Canada.​

  • Son mandat est de présenter des films francophones sur grand écran, et faire connaître le cinéma d’ici et d’ailleurs à l'auditoire manitobain.

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